22.02.2022 à 20h30 projections à Vidéodrome2, Carte blanche à Damien CattinariCinépoème

En partenariat avec Parallèle
Projection à à 19h
à Vidéodrome 2 49 Cr Julien, 13006 Marseille

 

Film-poème : une carte blanche à Damien Cattinari
(une proposition de la compagnie, lieu de création et de Parallèle)

Si l’origine du film-poème est souvent attribuée au cinéma avant-garde des Etats-Unis, en ayant été popularisé par le cinéaste Jonas Mekas, cette forme n’a cessé de s’enrichir au cours de l’histoire du cinéma, au gré de ses évolutions technologiques et formelles.

Cette projection est la rencontre de six courts-métrages faits par de jeunes auteur·e·s qui partagent entre eux le désir d’expérimenter la forme poétique.
Conte onirique, collage, plan séquence, tourné en numérique, ou en pellicule, chaque film explore à sa manière la possibilité de faire de la poésie aujourd’hui dans le cinéma.
D.C.

Ne vois tu pas que nous brûlons, de Clara DREVET
France, 9’’53

Dans un temps suspendu qui est peut-être celui du futur, une femme observe les espaces figés d’une ville. Dans l’angle mort des caméras de surveillance, des traces de vie s’échappent. Elle part à leur recherche.

Ressasser, de Samuel Cogrenne
Canada, 2021, 9’’33

Après avoir perdu un être cher, un homme décide de quitter Montréal pour Tokyo, mais rate sa correspondance. Attendant son prochain vol, il erre dans les rues de New York en ressassant le passé et en rêvant à ce qui aurait pu être.

Chemins brûlés, de Damien Cattinari
2019, France, 14’’

Une personne peut dormir une vie entière en se souvenant tous les matins d’avoir rêvé. Mais que cette personne qui rêve prenne conscience une fois, une seule fois, que cette personne se souvienne que son rêve jamais elle ne l’a vécu… Et c’est le monde entier que cette personne aura alors perdu.

One Thousand and One Attempts to Be an Ocean, de Yuyan Wang
2021, France (production), Chine (nationalité), 11’30

One Thousand and One Attempts to Be an Ocean se penche sur l’expérience de ne pas pouvoir voir le monde dans toute sa profondeur. Réalisé à partir de micro-événements provenant de « vidéos satisfaisantes » qui pullulent sur le web, le récit développe son abstraction dans la réappropriation de ces images, en se référant à la transe et la musique minimaliste. Il s’agit d’un désir de vagues, mêlé à l’entropie inexorable de notre société d’information.

Dans la montagne de Bouddhas, de Yaqian Zhang
2020, France (production), Chine (nationalité), 10’’14

Constitué d’un seul plan séquence de 10min, le film capte un moment suspendu dans le quotidien d’un tenant de tabac au pied de la montagne des mille Bouddhas. Situé dans un des endroits les plus touristiques de la province du Shandong, je ne s’attache non pas aux détails du paysage qui font la reconnaissance du lieu mais décide plutôt de fixer ma caméra sur cette échoppe de passage. Filmé de nuit, le plan séquence ne montre rien d’autre que l’instant, petit à petit une interaction naît entre le propriétaire du magasin et moi, qui finit par jouer le jeu instauré par la caméra. En venant rompre la tranquillité de cette scène, je cherche à redonner de l’importance à l’instant et aux choses simples comme une ode au quotidien.

Monochrome gris – Etude pour l’hiver, de Lucie Bonvin
France, 2022, 11 »35

Solitude d’un exil à la campagne.

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