14.03-19.03.2022 programmation associée au workshop Gregg Bordowitz, Aids crisis is still beginning

À l’occasion de l’exposition du Mucem «VIH/sida, l’épidémie n’est pas finie!», une programmation ouverte à tous les publics est co-organisée* par :
Mucem, La compagnie, lieu de création, École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, École nationale supérieure d’art Villa Arson, École supérieure d’art d’Avignon, École supérieure d’art et de design Grenoble-Valence – site de Valence, École supérieure d’art et de design Toulon Provence Méditerranée, INSEAMM / Les Beaux-Arts de Marseille, Goethe Institut, Soma, Cinéma La Baleine, Théâtre de l’Œuvre, RSMS et ViiV HEALTHCARE.

Aids crisis is still beginning
du 14 au 17 mars 2022

* Les écoles d’art organisent avec le MucemLab un workshop-masterclass avec Gregg Bordowitz réservés exclusivement à leurs étudiants, du 14 au 18 mars 2022

Ce programme sera suivi de
Sida, voix / gestes artistiques
les 18 et 19 mars 2022 au Mucem.

Toute la programmation est téléchargeable ICI

 

LUNDI 14 MARS
18h vernissage de l’exposition de Gregg Bordowitz

à SOMA une proposition de La compagnie, lieu de création, commissariat  : Paul-Emmanuel Odin
SOMA 55 cours Julien 13006 Marseille (entrée libre)

20h30 projection au cinéma La Baleine  : deux films
cinéma La Baleine 55 cours Julien 13006 Marseille (tarif : plein 9,5€, réduit, 7,5€, 15-20ans 6,5€, -14ans 4,5€)
présentation par Gregg Bordowitz et Paul-Emmanuel Odin

Gregg Bordowitz, Fast Trip Long Drop
États-Unis, 1994, 54 minutes

Fast Trip, Long Drop est une œuvre « personnelle », une série de portraits vrais ou mis en scène, qui visent à accomplir divers exorcismes liés au statut de Bordowitz, atteint du sida. Parmi les stratégies formelles, on relève la fouille d’archives à la fois personnelles (les manifestations d’Act Up) et historiques (des films d’époque en noir et blanc sur les accidents de voiture et les exploits physiques), la mise en scène de parodies des personnalités. et des programmes de télévision (Living with AIDS devient Thriving with AIDS ; la figure-modèle Magic Johnson devient Hex Larson ; Larry Kramer devient Harry Blamer, etc.), ainsi qu’une série d’apostrophes directes à la caméra (le personnage alternant entre le « véritable » Bordowitz et son alter ego fictif, « Alter Allesman »; cette dernière figure renvoie à la conscience de Bordowitz de son héritage juif que la vidéo met au premier plan, une référence encore affirmée par la bande-son des Klezmatics et par le nom même de « Alter Allesman », un équivalent de « Everyman ». (…) Une oeuvre qui dans sa rage et dans sa crainte (ainsi que dans sa connaissance des limites de ce que le medium peut accomplir face au Sida) devient un chef-d’œuvre dans un genre qui jusqu’ici était privé de ce luxe. (Bill Horrigan)

Marlon Riggs, Tongues Untied
États-Unis, 1989, 55 minutes

L’essai filmique de Marlon Riggs Tongues Untied donne la parole à la communauté gay noire, en présentant leur culture et leur vision du monde alors qu’ils sont confrontés au racisme, à l’homophobie et à la marginalisation. Ce film apporte une vision nouvelle en mélangeant de la poésie (d’Essex Hemphill et d’autres artistes), de la musique, de la performance et des révélations autobiographiques du réalisateur.

 

MARDI 15 MARS
20h soirée au cinéma La Baleine
cinéma La Baleine 55 cours Julien 13006 Marseille (tarif : plein 9,5€, réduit, 7,5€, 15-20ans 6,5€, -14ans 4,5€)
présentation par Stéphane Gérard et Vanina Géré, enseignante à la Villa Arson

Stephane Gérard, Rien n’oblige à répéter l’histoire
France, 2014, 85 minutes

Les émeutes de Stonewall, symbole de la libération homosexuelle, ont eu lieu dans le New York de 1969. En 2012, quarante-trois ans plus tard, Rien n’oblige à répéter l’histoire s’intéresse aux spécificités de la communauté née de cet événement et tente de comprendre comment celle-ci parvient à transmettre et faire perdurer le vaste projet de transformation à l’origine de ce mouvement. 
Sept conversations abordant les politiques des minorités sexuelles et les luttes contre l’épidémie de sida se rencontrent pour proposer leurs analyses, raconter leurs tentatives et réunir leurs ideéaux. Partageant un criant désir de justice et s’inscrivant dans les domaines des archives, de la vidéo, du militantisme ou de la création d’espaces communautaires, leurs projets traversent les époques : ils ont retenu les leçons du passé et portent vers l’avenir un regard utopique.

 

MERCREDI 16 MARS

20h soirée au cinéma La Baleine 
en partenariat avec le Goethe Institut
cinéma La Baleine 55 cours Julien 13006 Marseille (tarif : plein 9,5€, réduit, 7,5€, 15-20ans 6,5€, -14ans 4,5€)
présentation par Wieland Speck (section Panorama du Festival de Berlin) avec une surprise

Rosa von Praunheim, Un virus sans morale (Ein Virus kennt keine Moral)
Allemagne, 1986, 1h 24m

Une comédie satirique. Propriétaire d’un sauna, Rüdiger est atteint du sida. Son amant Christian, étudiant en musique sacrée, s’occupe gentiment de lui. Jusqu’au jour où il est à son tour rattrapé par le virus. Et si le docteur Blut, qui prend un malin plaisir à annoncer aux malades leur séropositivité, voyait enfin aboutir ses recherches ? Le gouvernement décide d’intervenir à sa manière en décidant que les malades devront être déportés sur l’île de Helgoland, en mer du Nord…

JEUDI 17 MARS

17h Visite de l’exposition Encore heureuses (liée à la lecture, voir ci-dessous) à la mairie du 1-7 au 61 La Canebière, 13001 Marseille

puis, soirée au Théâtre de l’œuvre
Théâtre de l’œuvre 1 Rue Mission de France, 13001 Marseille (tarif: plein 5€, soutien 10€, recette reversée aux action femmes du Réseau Santé Marseille Sud)

19h Encore heureuses

Projection et lecture (issue de l’exposition  Encore Heureuses)
Portraits de femmes séropositives, récits et photographies
Durée 45 minutes
Entretiens et ré-écriture, mise en lecture  : Sarah Champion-Schreiber
Photographies et montage  : Clothilde Granguillot (August photographies)
Lecture : participantes à l’exposition du même nom, Julie, Mary, Sande, Nathalie
Accompagnement musical  : Alessio Berre
Un projet produit par le Réseau Santé Marseille Sud et L’Oeuvre.
Une quinzaine de femmes, porteuses du VIH, tout âge, origine, situation sociale… bénéficiant d’un accompagnement par le RSMS (Réseau Santé Marseille Sud), ont posé sous les feux de la rampe du Théâtre de l’Œuvre à Marseille, pour une séance photo en écho avec la représentation qu’elles souhaitent donner d’elle-même.
Lors d’un entretien en coulisse, elles ont raconté leur expérience singulière, le mode de contamination, l’annonce, les peurs, la maladie, les traitements, le rapport à leur corps, à leur être, à leurs proches, à la société… l’isolement, le rejet parfois, le soutien aussi, la force, l’entraide, les combats à mener, les élans, les espoirs.


20h Projection en présence de la réalisatrice
Harriet Hirshorn, Nothing Without Us: The Women Who Will End AIDS
États-unis, 2017, 67 minutes

Ce documentaire unique retrace les contributions inestimables des femmes d’hier et d’aujourd’hui dans la lutte contre le SIDA. Des militantes, scientifiques et universitaires ont mis en lumière le fait que le SIDA n’était pas uniquement une maladie d’homme, blanc, homosexuel. Leurs actions aux États-Unis et en Afrique ont permis aux femmes malades du SIDA d’être enfin considérées et d’avoir droit aux traitements. Un combat qui va des centres de dépistage des ghettos en Louisiane à la première clinique VIH au Burundi. Un hommage à toutes les femmes qui ont contribué et continuent à se battre pour éradiquer cette maladie.

 

VENDREDI 18 MARS ET SAMEDI 19 MARS
une programmation au Mucem VIH/sida, voix / gestes artistiques
(organisation : Mucem)

En écho à l’exposition « Vih/sida : l’épidémie n’est pas finie! », le Mucem propose une programmation spéciale explorant les liens et dialogues entre l’art et la maladie.

Rendez-vous sur la scène de l’auditorium avec l’artiste Gregg Bordowitz, les mots de Jean-Luc Lagarce, et la comédie musicale d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau.

VENDREDI 18 MARS

Forum du Mucem 1 Espl. J4, 13002 Marseille
19h Apéro musical avec Radio Grenouille
  (entrée libre)

La soirée démarre en musique avec Radio Grenouille. 
Mario Bompart, journaliste-animateur et programmateur musical, s’est penché sur les liens entre musique et sida  : chansons de prévention en Afrique, musique électronique, artistes engagés dans la lutte contre l’épidémie, il nous donne à entendre le fruit de ses recherches.

Auditorium du Mucem 1 Espl. J4, 13002 Marseille
20h30 Le Voyage à La Haye, Jean-Luc Lagarce
Lecture théâtrale par Charles Berling (tarif : plein 8 €, réduit 6 €)

En 1994, Jean-Luc Lagarce écrit le récit d’un voyage qui s’annonce comme le dernier, le metteur en scène étant épuisé par une maladie pourtant jamais nommée dans ce texte ironique et mordant, incarné sur la scène du Mucem par le comédien Charles Berling.
«  Quand la mort s’approche, cet homme vient nous dire la beauté de la vie, la passion du théâtre, l’étonnement qu’après tant d’années la surprise dure encore.  » François Berreur

 

SAMEDI 19 MARS

Auditorium du Mucem 1 Espl. J4, 13002 Marseille
15h Projection/débat Jeanne et le garçon formidable, d’Olivier Ducastel et de Jacques Martineau
(1998, 1h38) (tarif : plein 6 €, réduit 4 €)

La projection de cette inoubliable comédie musicale sera suivie d’une discussion entre les réalisateurs Olivier Ducastel et Jacques Martineau, et Didier Roth Bettoni, journaliste, auteur et historien du cinéma LGBTQIA+.

Jeanne, réceptionniste dans une agence de voyage, est à la recherche de l’homme de sa vie. Elle pense l’avoir enfin trouvé en la personne d’Olivier. Mais ce dernier disparaît de sa vie dès qu’il apprend qu’il est atteint du sida. Jeanne tente alors de retrouver sa trace.

Auditorium du Mucem 1 Espl. J4, 13002 Marseille
à 19h There is no Time, Gregg Bordowitz

Conférence-performance suivie d’une discussion. (entrée libre)

S’inspirant de sa propre vie, de poésie, de philosophie et de musique, Gregg Bordowitz décompose dans cette conférence les manières dont la maladie bouleverse et définit tous les termes de l’identité  : l’origine ethnique, la sexualité, le genre, la classe sociale et la nationalité. Où il sera question, dans le désordre, de rébellion, de liberté, d’exclusion, de contre-culture, d’art, de stigmatisation…
La conférence sera suivie d’un échange entre Gregg Bordowitz et Paul-Emmanuel Odin, directeur artistique de La compagnie, lieu de création à Marseille.

Forum du Mucem 1 Espl. J4, 13002 Marseille
à 21h Performance Dragoscopie (entrée libre)
Par le Collectif Dragones

Un incroyable voyage au cœur de la culture Drag et de son histoire.
En quoi la Drag Queen est-elle à la fois une figure résolument politique et un élément incontournable de la pop culture  ? Comment ces créatures de la nuit sont-elles devenues un élément essentiel pour comprendre l’histoire du VIH/sida  ? Et puis qu’y a-t-il sous leur perruque  ?
Avec Dragoscopie, les neuf nanas du collectif Dragones proposent un incroyable voyage au cœur de la culture Drag et de son histoire  !
Collectif Dragones
Dragones est une bête à neuf têtes née de la volonté de s’unir afin d’en découdre avec les stéréotypes, faire sortir la Drag Queen de la nuit et semer le grand bazar du genre  !
Ces neuf nanas toutes visiblement différentes se sont réunies pour dépasser leurs limites dans une multitude de définitions du Drag. Le collectif s’est créé en 2017 à Lyon avec la volonté de s’émanciper de la mode «  à l’américaine  » et des standards de beauté communs.

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