03.10.2019 Première bobine avec Chloé Blondeau


Première bobine avec Chloé Blondeau

Atelier cinéma pour les enfants de 10 à 13 ans sur inscription
10 places seulement

À partir du 3 octobre
les jeudi de 17h à 18h30


Chaque instant devient précieux, au moment de tourner on retient son souffle : on ne tourne pas en pellicule comme on brandit son téléphone.

Commencer avec une caméra à ressort

Un atelier pour réaliser des films ensemble, en 16mm noir et blanc, tout en se familiarisant avec les techniques des origines : la caméra à ressort, le développement, le projecteur et la visionneuse.
Une éducation à l’image en douceur, plus proche de l’écriture cinématographique dans ses discontinuité que du flux numérique, pour développer son sens critique et apprendre à mettre en forme ses idées, afin de découvrir le plaisir de s’exprimer en images et en sons et affiner son regard.

L’initiation s’articulera autour de trois projets successifs permettant d’aborder différents aspects du langage cinématographique :
– un exercice de faux documentaire (ou documenteur) à partir de found footage
– une recherche sur le rythme à la découverte du cinéma burlesque
– une initiation à la mise en scène par une réflexion sur la comédie

Les trois temps de réalisation seront accompagnés à chaque étape par le visionnage et la critique d’extraits choisis pour ouvrir la pratique à la réflexion et inversement., ainsi que l’intervention d’un professionnel parlant de son expérience et donnant son expertise aux travaux en cours.
Tous les trois mois, une séance de restitution publique des films réalisés aura lieu au cinéma.


Pourquoi la pellicule ?

Bien plus qu’une lubie vintage, le cinéma « à l’ancienne » est un moyen de s’initier à la réalisation en douceur : réfléchir avant d’agir/de tourner = préciser sa pensée, se positionner dans son projet, envisager le possible, réajuster ses envies en fonction des ratés. Le temps de l’argentique est forcément ralenti et réfléchi, et nécessite un engagement constant du jeune réalisateur.
Le but étant de conscientiser les étapes et possibles de la réalisation d’un film pour développer son langage propre et rendre possible le désir de film ainsi que les compétences pour l’écrire, le tourner avec ses copains ensuite à sa manière, qui sait…
Du fait de la matière de cette image à brûler par la lumière, l’instant de la fabriquer devient précieux, et permet de faire comprendre comment le travail d’image nous engage.
Travailler en pellicule, c’est forcément se poser la question de la narration (muet), du rythme, du montage (tourné-monté obligatoire), du jeu (une seule prise possible), de la lumière (sensibilité limitée).
Comme disait Bresson dans ses Notes sur le cinématographe : « Qui peut le plus peut le moins »
Au retour au numérique on peut tout faire, quitte à griller des étapes, mais en ayant conscience des possibles et en en faisant le choix.
Education à l’image, donc.


Chloé Blondeau

37 ans, cadreuse et projectionniste. Après 15 ans sur les tournages de fictions et de pub à la caméra, 10 ans comme chef opérateur pour des documentaires, elle décide de ralentir la cadence après la naissance de son fils et passe un diplôme de projectionniste. Elle commence aussi à élaborer un projet fou de film en pellicule le long de l’arc alpin, et pour cela se met à réfléchir à un modus operandi entièrement artisanal. Elle rencontre alors l’équipe de la compagnie qui l’accueille dans son labo.
Au contact des passionnés du cinéma pour lequel elle travaille et des artistes se relayant à la Compagnie, elle éprouve l’envie de partager le bonheur de filmer.

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