23.05.2026 19h Performances (Oumayma Abouzid Souali), Projection-discussion avec Jihan El-Tahri et Rami Nihawi

Evénement en lien avec l’exposition Ses racines s’étendent jusqu’à 7000km.

Performance d’Oumayma Abouzid Souali

20min – en partenariat avec la Résidence Daret (Casablanca)

Oumayma Abouzid Souali

Oumayma vient des montagnes du Rif,un territoire qui nourrit profondément son travail d’artiste. À travers ses créations, elle s’attache à explorer les traces du passé, les mémoires qui se taisent, et les histoires qu’on oublie parfois de raconter. Elle se voit comme une voyageuse,une femme qui traverse le temps et les lieux, porteuse de blessures, mais aussi d’espoirs et de renaissances.

Diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, Oumayma cherche à créer des ponts entre ce qui est intime et ce qui est universel, en mêlant le corps, la voix, l’image et la mémoire. Elle a été en résidence artistique, notamment à Daret Résidence à Casablanca et à Rif Résidence de L’Appartement 22. Elle a également exposé son travail dans des expositions collectives : à L’Appartement22, ArtisteBookFair au Caire et d’autres.

Projection-discussion avec Jihan El-Tahri et Rami Nihawi

Les rives de la Méditerranée constituent à la fois un espace de rassemblement et de division. Pourtant, les enjeux, les perspectives et les thèmes communs à explorer y sont nombreux. À l’heure où le monde traverse des crises multiples, marquées par des situations de génocide et une profonde instabilité économique, les œuvres de Rami Nihawi et Jihan El Tahri nous invitent à interroger trois notions essentielles, toujours au cœur des dynamiques de la région : l’image, la solidarité et le déplacement.

Complexifying Restitution: Notes to Self de Jihan El Tahri – 18 minutes
Yamo de Rami Nihawi – 65 minutes
Cuba, an African Odyssey de Jihan El-Tahri – 58 minutes

Jihan El Tahri, Complexifying Restitution: Notes to Self, 2022, 18′

Dans COMPLEXIFYING RESTITUTION (2022), El-Tahri invite le spectateur à pénétrer dans l’espace-temps d’un projet qui réunit archivistes, artistes et cinéastes afin d’interpréter, de repenser et de se réapproprier les archives. L’objectif de cette démarche n’est pas simplement de se plonger dans l’histoire et la mémoire pour regarder en arrière, mais plutôt d’utiliser ce savoir passé – les fragments qui peuvent être exhumés – comme un outil pour réinterpréter notre réalité actuelle et imaginer un avenir alternatif. (Biennale de Berlin)

Rami Nihawi, Yamo, 2011, 65’

« C’est un film qui parle d’aujourd’hui, des choix qu’on fait dans la vie. Un film sur le temps qui s’enfuit à toute vitesse et le temps suspendu. Ce n’est pas un portrait de ma mère, ni de ma mémoire, ni de ma maison, ni de ma famille.

Yamo est le mélange de tous ces éléments qui nous amène vers un dialogue amputé entre deux générations. Chacun sur un côté de l’histoire de cette région. C’est un dialogue sur les rêves, les échecs, le présent et le futur.

Je porte le poids de ma génération, Je porte le poids de l’échec de mes parents. J’ai peur de leur ressembler. » R.N.

Jihan El Tahri, Cuba, an African Odyssey, 2006, 58’

L’Afrique est l’un des théâtres les plus méconnus de la Guerre Froide. Entre le camp capitaliste et le camp socialiste, les pays disposant pour la première fois de leur indépendance constituèrent une sorte de 3è bloc. Et les jeunes révolutionnaires africains, Lumumba, Cabral ou Neto, firent appel aux guérilleros cubains pour les aider dans leur lutte, laissant alors jouer un rôle central à Cuba dans la nouvelle stratégie offensive des nations du Tiers-Monde contre le colonialisme des empires anciens ou nouveaux.

Jihan El Tahri

Jihan El Tahri est une réalisatrice, écrivaine, artiste contemporaine et productrice Franco-Égyptienne. En 2017, Elle fut invitée à se joindre l’Académie des Arts et des Sciences (Les Oscars). Elle continue à jouer le rôle de mentor au ‘Documentary Campus’ en Allemagne et au Ouaga Lab au Burkina Faso. En tant qu’artiste, elle a récemment participé à des expositions en France (Centre Pompidou), Allemagne (HKW et Gallery IFA), Norvège (Musée National), Mexique (San Ildefonso), et en Pologne (Musée d’Art Moderne) aux côtés d’artistes tels que John Akomfrah, The Otalith Group et Kader Attia. 

El-Tahri à commencé sa carrière en tant que Correspondante Internationale, couvranant la politique du Moyen-Orient. En 1990, elle commença à réaliser des documentaires pour la BBC, PBS et Arte ainsi que d’autres chaînes de télévision internationales. Elle fut récompensé pour nombreux de ses documentaires, tel que ‘Nasser,’ dans la sélection officielle du Festival International de Film de Toronto, ‘Behind the Rainbow,’ ‘Cuba, une Odyssée Africaine’ et ‘House of Saud,’ qui fut nominé pour un Emmy.

Ses publications comprennent ‘Les Septs Vies de Yasser Arafat’ (Grasset) et ‘Israël et les Arabes: La Guerre de 50 ans’ (Penguin). El-Tahri participe à de nombreuses associations et institutions dédiées au Cinema Africain. Elle fut Trésorière de la Guilde de Réalisateurs Africains de la Diaspora, Conseillère pour le programme Africa First de Focus Features et Secrétaire Régionale de la Fédération de Cinéma pan-Africain (FEPACI).

Rami Nihawi 


Rami Nihawi  est acteur, scénariste, monteur, réalisateur et producteur, né à Beyrouth. Il est impliqué dans de nombreux projets cinématographiques et artistiques, se concentrant principalement sur les enjeux socio-politiques de la région levantine. En 2011, il a cofondé Sakado, une société de production indépendante servant de plateforme pour des créations cinématographiques. Il réalise  Yamo  en 2011 et travaille comme assistant à la réalisation sur plusieurs films, notamment  Tadmor  (2016) de Monika Borgmann et Lokman Slim. Il co-écrit plusieurs films dont  Ibrahim  (2019) avec la cinéaste palestinienne Lina Al Abed, et  R21 AKA Restoring Solidarity  (2022) avec le cinéaste palestinien Mohanad Yaqubi. Récemment installé à Marseille, il est engagé dans divers projets, y compris sa performance de cinéma étendu,  Life is but a Fantasy.

La Saison Méditerranée 2026 met en valeur la richesse et la diversité des cultures méditerranéennes. Elle célèbre les artistes, les créateurs et les jeunes talents de ces régions, en valorisant les échanges culturels et humains. La Saison Méditerranée, après une ouverture populaire et festive à Marseille, se déroule principalement en France, sur l’ensemble du territoire, entre le 15 mai et le 31 octobre 2026. Elle rayonne sur les rives de la Méditerranée à travers l’organisation de plusieurs événements en lien avec les scènes artistiques et structures culturelles de la région et le réseau diplomatique français à l’étranger. Cette Saison est l’occasion de valoriser les initiatives de la jeunesse et des diasporas, accompagner la création et l’innovation par la circulation des idées et des personnes et encourager les coopérations entre les sociétés civiles, en particulier avec le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban. La Saison propose 5 thématiques pour adresser les questions contemporaines en commun : les utopies spéculatives, les identités plurielles, les spiritualités contemporaines, l’histoire collective des migrations, la construction des récits. Placée sous l’égide du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture en lien avec la Direction interministérielle à la Méditerranée, cette Saison est pilotée par l’Institut français sous le commissariat général de Julie Kretzschmar.
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