11.06.2026 19h lecture de Nouria Behloul Chants Fantômes Champs Fantômes suivi d’une conversation avec Seloua Luste Boulbina
Evénement en lien avec l’exposition Ses racines s’étendent jusqu’à 7000km.
dans le cadre de la Saison Méditerranée de l’Institut Français sous le commissariat général de Julie Kretschmar
11 juin 19h
Nouria Behloul lira des extraits de son recueil à venir :
Chants Fantômes, Champs Fantômes.
La lecture sera suivie d’une conversation avec Seloua Luste Boulbina, philosophe et politiste
Nouria Behloul explore les traces de la violence coloniale et impériale dans les corps (corps charnel, corps social et corps spatial) et les relations entre ces corps.
«Un fantôme est une manifestation d’une personne ou d’une chose décédée. Un membre fantôme est un membre amputé que le sujet continue à percevoir comme si l’amputation n’avait pas eu lieu. Dans les bibliothèques et les archives les fantômes sont des fiches mise à la place d’un ouvrage ou d’un document pour signaler son absence.
Un champ est une étendue de terre. Un champ est un domaine dans lequel s’exerce une activité ou une étude, on peut dire sphère aussi. Un champ est un fond sur lequel un objet ou un motif se détache en relief ou en couleur. Un champ est la portion de l’espace dans laquelle sont compris tous les points visibles. » (N.B)
Nouria Behloul
Nouria Behloul explore la poétique et la politique des structures sociales. Son travail comprend aussi bien textes, recherches, performances et curation. Elle a été présentée internationalement dans divers contextes. Depuis 2021 elle vit à Marseille où elle a dirigé la librairie Semiotext(e) Marseille et sa progra-mmation jusqu’en mars 2024. Elle est lauréate du programme Mécènes du sud 23/24 et du programme de résidence 24 de la Fondation Jan Michalski.
Seloua Luste Boulbina
Seloua Luste Boulbina est philosophe et politiste, actuellement chercheuse associée (HDR) au Laboratoire de changement politique et social (LCSP) de l’université Paris Cité.
Directrice de programme au Collège International de philosophie (2010-2016), elle a travaillé sur la décolonisation des savoirs. Chargée de séminaire (2005-2008), elle y a mené une étude sur l’articulation colonie-postcolonie. La dimension internationale et transdisciplinaire est une caractéristique de sa recherche qui porte, principalement, sur la consistance du concept de décolonisation et les vecteurs de son effectuation, arts, littérature, philosophie en particulier. Sa visée est de transformer non seulement les discours mais les langages, dans des textes qui peuvent relever de la « philosophie documentaire » comme dans Alger-Tokyo, des émissaires de l’anticolonialisme en Asie (les presses du réel, 2022) ou de la « philosophie buissonnière » comme dans Sortir de terre, Une philosophie du végétal (Jimsaan 2024/Zulma, 2025). Elle a dirigé et est l’autrice de nombreux ouvrages, notamment Les Miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (arts, littérature, philosophie), les presses du réel, 2016 ou Malaise dans la décolonisation, Terres éparses et îles noires, les presses du réel, 2025. Kafka’s Monkey and others Phantoms of Africa (Indiana University Press, 2019) a reçu un French Voices Award et Grands Travaux à Paris (La Dispute, 2007) a été finaliste du Prix du livre d’architecture. Elle a également écrit sur des photographes et des artistes, comme pour Algérie Indépendance, photographies de Marc Riboud, Le Bec en l’air, 2009. Son dernier texte pour un catalogue d’exposition porte sur « Tétanos » de l’artiste tunisienne Aïcha Snoussi au 32bis à Tunis (hiver 2025-2026) et s’intitule « Machines désirantes et lignes de vies ».
visuels : Nouria Behloul, photographie de Champs Fantômes, détail de l’installation, 2026 (crédit photo : Nouria Behloul, Arina Essipowitsch)

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