18 fevrier m.a acheté deux cartes de métro pour huit personnes aller-retour pour six enfants grands et deux adultes on a pris le bus 83 à lʼarrêt vieux port
il y avait du soleil et de la bonne température ce matin ------- on est descendu----------- plage des catalans
on a dessiné-------- un territoire comme un champ grand dans le sable avec le pied
les joueurs de volley un grillage des bancs dedans un filet ils ne pêchent pas de poisson un fossile un escargot une pierre un faux pistolet un boomerang le bord dʼun vase le bord dʼun bol un bracelet argile de la fonte
tout au bout-----------------------loin au bout il y a toutes les pierres
une branche à plume un objet indien un objet à plume pour écrire sur la plage
on a joué des coquillages trois tu les lances--------------- cʼest le côté qui retombe une face le pari des coquillages----------- attention cʼest fragile
lecture dʼun objet trouvé--------- sur la plage
un morceau du ciel --------durci en se détachant l’oiseau de messaouda une écriture ---- ancienne suivre la ligne de la petite marée-------------------------un dessin photographies je suivais les mouettes-----les pieds dans le sable mouillé
je regarde encore
on peut ramener des bois de la mer et des coquilles vides ----- séparés dans le sac aussi un objet creusé comme une main ou un bateau dans cet objet dans ce bois on pourrait y brûler du parfum sur la mer sur la plage ------------ dans une pièce------- dans le poème au dessus de la mer on traverse pour prendre le bus------- en attendant on a regardé la carte
18 fevrier les heures ------------- le nom des arrêts si le bus ne vient pas, il va falloir rentrer à pied-----cʼest loin mais tu peux cʼest pas trop loin je me retrouverai je prendrai la route de la mer et tout droit jusquʼau vieux port
moi aussi
si on retourne un autre fois on restera et on prendra des bottes je nʼai pas peur de me mouiller les pieds cʼest pas grave cʼest toi qui prendra des bottes ? ou des plastiques noirs avec des élastiques on peut retrouver un peu ou rien
je crois que cʼest effacé
par la pluie et les autres
en face on voit lʼile
tu pourras me faire un signe
jʼirais au mois de mars avec la classe
extraits du 18 février---................ tu nʼas pas écrit les bateaux et les horloges
  24 février
14h - entre deux pages il a plu
hall - compagnie - à quai - dessin avec Messaouda, Lokman, Asmahane et son cousin, Tarik, Anis et Fathi -
le bord de la plage - la plage la feuille de papier - la digue - le ferry - la terre dans la mer - l’horizon - sur la mer l’oiseau
les avions ressemblent aussi à des oiseaux ils piquent et redescendent comme des oiseaux de proie ça fait un peu peur aussi
15h 10 - il ne pleut plus dehors pousser la porte au bout de la rue les hommes vieux sont assis sur des bancs
un homme vieux donne du pain aux vrais oiseaux quand les oiseaux de papier sont lancés les pigeons s’envolent   page 2 à pied--------- début d’après midi bruine rue francis de pressensé le port m. : achat de 9 titres de transport bus retour 83 -------- six enfants grands et trois adultes le quai la barrière rive neuve---------pluie fine courir jusqu’au pharo--- du port---------- retour sur la plage de la page 1 à trente minutes de nos pas pluie fine couleur seiche blanc et noir plutôt que sépia je voudrais toujours revenir je peux me mouiller les pieds, il pleut cette pierre elle flotte on la prend elle est grise et elle flotte------ voir mercredi les esquisses et notes indices les mots et ou gestes pris dans l’objectif les joueurs ne sont pas venus il n’y a que nous et une autre marque page---------- abri paysage d’ici on entend pas les voitures le thé de nacéra souffler regard 27 février 15h30 il pleut dans les vagues sur le sable le sable au bord de la vague a la couleur du ciel L. lance à la mer dans la liste des flotteurs il y a le poumon de la seiche quand tu avances------------ la ligne est toujours plus loin jusqu’à l’autre terre l’autre terre----------- comme l’Algérie la Corse l’Afrique sur la photo on ne voit pas ce que tu regardes Messaouda écoute la brise le poème --------- même l’escalier ----------même les marches même page 2 ou friche n°3  
3 mars 2010 > compagnie poème en friche
entre 2 déplacements
milieu dʼaprès midi sans lumière des marées de la lune improvisation dʼun dessin plage sur le sol entre deux tapis tapis terre et tapis ciel avec perroquets
Tarik nous dit quʼil rêve de devenir astronaute Anis a appris par coeur le passage dʼun livre sur les planètes
juste avant nous avions fabriqué des petits moulins à vent - des essais - avec le vent dʼun sèche cheveux orange improvisation avec deux moulins fixés à chaque extrémité dʼune baguette de bois - comme un baton avec des réacteurs un peu magique quand Anis le fait tourner en enchainant des mouvements dans tous les sens une fois il avait appris ça - il avait appris un peu le baton volant comme le kung fu ou taïchi un peu
écrire quand ça tourne la photo est floue  
page 3 / bus 83 plage du prophète
presque pas pareil il n’y a pas de coquillages comme si le tapis des algues ------ et des pierres ----- plus grosses des rochers
il n’y a pas d’explication pour le prophète peut être le nom d’un vaisseau
les rochers séparent la mer en deux
il y a du vent ll y a trop de vent pour nos moulins il faudra les refaire la forme des ailes pour les hélices
au milieu je me vois
elles tournent et elles se plient
comme la vague la roue tu fais la roue comme la vague à deux hip hop
il y a un trou ---------- creusé ------------ entouré de pierres regarde un piège
un coin une cale la cale de lokman
il y a deux plages et une maison blanche contre le mur sous le pont ce n’est pas une maison c’est pour la plage et pour s’asseoir pour rentrer quand on a les clés
10 mars avec lokman, fathi, anis, tarik, nacera, messaouda  
20 mars page 4 > déambulation le long de la côte bus 83
hiver dernier jour chaud et froid lumière brillante maquette bricolée d’une sculpture des vents toutes directions
Nous parlons des pêcheurs catalans il y a très longtemps et des tours du Roy d’Espagne Pont de la fausse monnaie anse de la fausse monnaie ---- petite baie peu profonde anse d’un vase nous n’avons pas trouvé la fausse monnaie ------- l’histoire des chemins des douaniers qui longeaient la mer le salaire et le sel du désert
il n’y a pas de plage comme à la plage Asmahane ---- des roches et des algues glissantes des empreintes de pas enfoncés ----- l’entrée du passage --------- Lokman avec ses bottes Anis dit la ville se noie
Est ce que c’est le soleil qui fait briller la mer ? à la fin de la question on pose un point là.
comme si les vagues se reposaient rampe ou poutres de mer ---- mise à l’eau le garage des bateaux petits cachés sous des draps bleus ---- des maisons petites blanches
avec des volets bleus cachées derrière le pont sous le pont -------- passe sous la route -------- on entend plus la ville l’escalier tourne ---- Tarik et Lokman se cachent ---- Hou ! ça marche toujours ! en remontant on a l’impression de débarquer Hadjer a photographié elle nous enverra ses prises de vues le marégraphe --------- le point zéro un clou ---------- la mesure des profondeurs et des altitudes --------- de l’autre côté des mariés se font photographier Saliha il y a beaucoup de circulation et de klaxons au dessus du silence de l’anse
Hadjer, Lokman, Fathi, Anis, Saliha, Tarik, Asmahane, Nacera, Muriel et Alain   31 mars 2010 entre la 4ème et la 5ème page compagnie
poème roulé poème vague poème tapis poème déroulé poème divagué
le tapis de Fabien
l’envers de la carte c’est la botte à l’envers ---------- cela dépend de quel côté tu te trouves
est ce que tu peux retrouver d’où je regardais ? est ce que tu peux retrouver où il était quand je regardais ? comme effacé la gomme ----------- de quel côté il n’y a plus de côté ------- la cachette à l’envers ---- lokman fait la voix le papier ------- le ciseau--------une vague---------chuuuuuuuuuuu cHu tu pourrais enregistrer
on reparle des tapis vagues -------- une danse hip hop
on a fait des vagues presque soulevé des vagues
depuis le 18 mars on a voyagé ------------ je me souviens de la peste et de la fausse monnaie
envoyé un mail à Fathi au frioul fin d’après midi sur la place à 5 heures pour prendre l’air, le 83 ne passe pas par la place des hommes vieux ----- il y a des bancs pour parler et attendre il n’y a pas de bus il y a la gare en haut pour aller autre part   7 avril une page
le poème se découpe
la suite de l’envole
mi oiseau mi cerf volant
une petite forme
une page
entre le blanc et l’écriture
pour sortir
mesurer la distance
sur la place
des hommes vieux
la rue des petites maries
voyageur
retour
à la carte du parcours
se détache
s’inverse
le plan découpé  83 bus ----- dernier arrêt
9 avril depuis le matin Leïla nous accompagne dernier arrêt le Roucas blanc - Prado
bateau ivre bateau livre Arthur Rimbaud est mort à la conception
on dirait l’Egypte le bateau d’un pharaon la mer c’est derrière l’herbe ici il y a de l’herbe / beaucoup d’herbe et des arbres / d’ abord on ne voit pas comme aux Catalans
je peux courir jusqu’à la mer / je n’ai pas froid / je peux courir jusqu’à la mer - oui je peux courir pieds nus dans l’eau / je peux jusque là où ce n’est pas profond / je peux mouiller le bas de mon pantalon jusqu’où
il y a un petit dessin d’algue autours de la marée il n’ a pas de vagues ---- juste une petite marée --- danse
Lokman dit entre les rochers de la digue l’eau monte et descend comme des palpitations /
prend l’image des traits qui bougent / comme une glace sous l’eau Anis
je peux faire voler attention aux fils ils se sont emmêlés
il y a un peu de vent / un peu / pas trop / plus si tu cours dans la descente
il danse / on dirait / un peu il tire le fil / vite / quand il arrive il arrive plus près de la mer et en haut du petit mur
je le garde blanc ---------- la couleur comme un nuage --------- qui change ------- ou un papillon si je le lâche -- le fil de ma main il tombe --------- ou il s’envole
j’ai trouvé un lézard avec trois pattes / il a eu un accident / on lui a fait une maison de branches et des pierres - ils aiment les pierres les lézards / il ne dort pas il est fatigué
l’ huveaune rentre dans la mer on rentre par le bateau ivre ------ ivre c’est rempli à raz bord
  15 avril le matin à la compagnie
le voyage de François quand jʼavais zéro mois moi jʼallais naître
on voit trois images en direct des images et du son
pourquoi les tables bougent
cʼest toi on te voit dans les vitres quand tu fais le film
on dirait des miroirs
nous aussi on est dedans quand on regarde
je reconnais la rue je passe souvent parce que jʼhabite quand je rentre cʼest la rue de la république elle a beaucoup changée on ne voit pas le tram il nʼy avait pas le tram encore
cʼétait lʼhiver non les gens ne sont pas habiller avec des manteaux on entend lʼeau il y a trop de vent beaucoup lʼété cʼest lʼété on voit le vent dans les habits qui bougent sur le corps les cheveux aussi les vagues / les vagues très grosses les sac en plastique attaché le vent entre dedans et autours et il tourne comme le cerf-volant mais il y a trop de vent pour le faire voler le cerf-volant quand il y a trop de vent çà casse le fil
sur les vitres du bus / le 83 / avec le vent il y a des gouttes - non des grêles francois : cʼest des embruns les eaux salées des embruns cʼest beau comme mot
on pourra voir encore quand les enfants glissent sur le tapis cʼest comme quand on roulait dans le tapis mon frère faisait la vague du dessous dans le film ils glissent sur les marches comme une vague mais ce nʼest pas un skate
nous on ne fait pas de son on écoute comme sous le pont oui ce nʼest pas un film mais cʼest aussi le 83
tu as dit que la petite rue de lʼautre côté on pourrait la voir ?
si tu regarde de plusieurs côté tu tournes la tête oui mais tu ne peux pas tout voir en même temps ça dépend où tu es
dans le noir de la projection jʼentends jʼai envie de plonger dans la vague > sur la dernière syllabe Fathi se lève - court à la vague - à lʼécran pour plonger et sauter - la bande des quatre enfants - qui le dit - qui le désire - qui le fait - le temps de la projection passe - le plan change - pas le vent
  29 avril pluie Asmahane, Tarik, Anis, Fathi, Lokman
la forme des pages ------- pliées -------- pour le dernier arrêt du 83 le bateau ivre / livre ivre le livre rempli plis
livre de la vague premier essai coller juxtaposer photocopie pour revoir excitation ça - donne envie de courir partout
découper > il faudra revoir la anse et la côte > la ligne aussi
le livre nuage
je peux dessiner des mots ? on peut le lire dans tous les sens ----- sens avec un A ça fait sans
je préfère attacher avec le scotch - le bout du scotch tu le perds toujours
Fathi fait toujours des livres pour tout le monde des livres blancs avec plein de pages fermées avec du scotch blanc déchiré à la main dessus il écrit le nom du destinataire
fin d’après midi discussion à la table autour des ébauches de livres nous n’avons pas sorti le tapis perroquet
 
5 mai 2010
nouvel envole
mot souffle
une page
livres à venir
revenir sur la côte
ricochet
il pleut encore
Lokman a courbé les ailes de l’oiseau papier - il tourbillonne
il bouillonne
Ines nous a rejoint
Asmahane cherche Nuage seul ou avec plusieurs lettres
  19 mai 2010 après midi avec Lokman ,Tarik, Fathi , Anis et Alain
le titre 83 > ligne > plages > retour au départ
crayon mine ---- sous la gravure il y a la mer ou la terre ------ ans ou ère des gens qui passent ------- aussi ceux qui regardent ceux qui ne regardent rien ceux qui marchent les mains dans les poches ceux qui vont prendre le bateau
des africains vendent des lunettes et des bracelets
le matin il y a les pêcheurs qui vendent le poisson
nouvelles galeries / docks / port antique Marseille vieux port docks / mot emprunté de l’anglais - vaste bassin entouré de quais, dans lequel entrent les vaisseaux pour déposer leurs cargaisons ou opérer leur chargement docks romains / port antique Marseille
antique ancien très très ancien la mer méditerranée avant le téléphone avant les avions avant les catalans
il y a longtemps comme le sel la marée les stylets
est ce qu’on peut rentrer dans la mer noire
ans ou ère on a dé/couvert le bateau sous la terre des cales / un calendrier ça dépend comment on compte en ancien des câbles et des cordes
on a retrouvé le bateau ivre le sel à la place du port ancien l’herbe sur la mer ancienne comme le bord des vagues le dessin sur les dalles de la première grande rue
 
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