20.01.2021 à 18h30 rencontre hors les murs avec Arina Essipowitsch autour de son travail au Centre Photographique

Attention, la date initiale du 14.10.2020 a été reportée au 20.01.2021

au Centre Photographique Marseille – Les Ateliers de l’Image 2 Vincent Leblanc 13002 Marseille

La photographie d’Arina Essipowitsch, paysages et portraits, ne tient pas d’un tout-face, mais plutôt d’une équivocité, d’un pli, d’une complication, où elle donne autant à voir qu’elle ne cache et recouvre. 

Une partie du travail photographique d’Arina Essipowitsch est faite d’éditions (souvent en collaboration avec Dominique Hille) qui joue de la simultanéité, de la fragmentation et du dépli des images et de leur manipulation par le lecteur. C’est cette partie de son travail qui l’inspire pour l’exposition Allochronotopie (Parallèles du Sud, Manifesta  à la compagnie où elle réalise pour la première fois des images monumentales à l’échelle de l’architecture du lieu d’exposition,.

Arina joue avec les contradictions et les articulations de papier qui font de la photographie un puzzle de pièces à l’envers et à l’endroit. Arina favorise les connections non pas entre le recto et le verso, mais entre passé, présent, futur, et c’est une nécessité incandescente qui fait ou défait ces plis, ces replis, et ces déplis. Une nécessité poétique qui n’attend pas d’apaisement, mais qui désire juste brûler encore et encore. Arina nous demande de la suivre sur le fil de la lame de rasoir d’une ligne labyrintique et infinie — celle d’un désir qui a l’éclat du fugace, de l’imprévu, du hasard, et le charme ensorcelé d’une réversibilité qui maintient le conflit au cœur du Un de l’image, de l’identité qui est et restera fragments mobiles, possibilités renouvelées de se re-composer.

 

Arina Essipowitsch
arinaessipowitsch.com

«Le sujet de mon travail est l’identité. Je conçois la notion d’identité comme quelque chose qui ne peut pas être unifié. Pour être plus précis, la notion d’identité apparaît souvent comme un élément divisé dans mon travail: identités multiples, plurielles, fragmentées, identité palimpseste – ce sont des termes et des notions qui façonnent mon travail. Les personnages de mes images, peintures et dessins fonctionnent à travers cette ambiguïté entre être UN et pluriel, ou multiple, en même temps. J’ai commencé ce projet dans une perspective autobiographique, interrogeant mon passé et mon présent et me demandant où j’appartiens. Aujourd’hui citoyenne française, je suis née à Minsk, en Biélorussie, où j’ai passé mon enfance avant de suivre mes parents en Allemagne en 2001. Ai-je perdu une partie de mon identité en quittant ma ville natale? Le processus d’aliénation s’est poursuivi lorsque j’ai quitté l’Allemagne et mes parents pour une autre vie en France. Par conséquent, j’ai déjà perdu un peu de moi-même deux fois bien que je sois maintenant plus riche, plus complexe à cause des couches et des expériences culturelles différentes qui me constituent. Peut-on vraiment parler d’aliénation et de perte d’identité, dans mon cas? Peut-on même parler d’identité? Ces questions sont familières à ceux qui ont traversé de nombreuses cultures et il est donc naturel qu’elles soient reflétées, qu’elles apparaissent comme une caractéristique fondamentale de mon travail.» A.E.

Arina Essipowitsch est né à Minsk en Biélorussie, elle vit et travaille à Berlin. Elle a étudié à l’université d’Aix-Marseille (master Arts plastiques), obtenu le DNSEP de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence (Master) et effectué le post-diplôme de Dresde (Meisterschülerabschluss). Elle a obtenu deux fois le prix New Talent de Canon en 2018 et 2020, puis le prix FBZ Kunst-Psyche-Gesundheit. Elle a exposé dans les festivals So Far (Suède), f/stop (Leipzig), en Russie au Metenkov’s House Photography de Ekaterinburg, au Wroclaw Contemporaray Museum (Pologne).
Arina Essipowitsch a déjà exposé à la compagnie dans Equinoxe (avec Maxime Chevalier), et elle a également mené un atelier avec des jeunes de Belsunce (avec l’association sociale Contact club) : Photocontact. Le photomural ainsi réalisé pour le local du contact club à Velten sera continué.

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Cette rencontre est associée à l’exposition ALLOCHRONOTOPIE, Arina Essipowitsch, Victor del (M)Oral Rivera, qui a lieu du 28 août au 31 octobre 2020 à la compagnie.

ALLOCHRONOTOPIE fait partie du programme Parallèles du Sud de Manifesta 13 (avec le soutien de la Région Sud)

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