François Billaud, Fragments épars d’une intensité sur place

Depuis le montage de la première partie, la compagnie accompagne le projet de François Billaud Fragments épars d’une intensité sur place, en lui assurant un temps public pour chaque étape (la liste des étapes ici).

En partenariat avec Un temps fou.

« Les « fragments épars » sont le journal vidéo d’un voyageur presque invisible dans Marseille : moi-même « filmmaker » étant le seul personnage que je pouvais avoir sous la main à tout moment, nos deux vies ont fini par se confondre… ! Pour autant cela n’a rien d’autobiographique. C’est l’aventure d’un voyageur anonyme, abstrait et virtuel qui m’habite, me met en mouvement et en désir de cinéma. Cet homme à la caméra part en quête de visions dans la ville ; son expérience est empirique et passe par une improvisation continuelle. Dans sa passion du réel, le voyageur revient incessamment sur le même lieu, une zone de frottement entre la ville et la mer. Au sein de ce territoire perturbé par un chantier de construction, il trace un cheminement au fil du hasard et des rencontres, et se laisse progressivement ravir par l’énigmatique appel du temps qui maintient l’expérience ouverte, instable, dans une sorte d’éternel retour du présent… »

Cet essai vidéographique est une succession de fragments, sorte de work in progress au fil du temps dans lequel s’entrecroisent le cinéma expérimental, le documentaire et la fiction. Il se présente sous la forme d’un triptyque : trois flux vidéo, bord à bord, en rapport de continuité ou de disjonction, recomposent un écran de format panoramique qui nous immerge d’emblée dans une expérience de la vision. Puis le flux des images fait progressivement basculer l’expérience dans une interrogation sur le temps, dans la durée intime propre au corps, celui du personnage voyageur de ce film comme celui du spectateur que nous sommes, embarqués sur une ligne de devenir.

…Si « fragments épars » désigne ce journal vidéo, « intensité sur place » est alors notre propre expérience de spectateur immobile, faisant un voyage dans l’infinie multiplicité du réel, un voyage qui, par sa durée et le dispositif spatial de la séance, déborde le fait même d’ « aller au cinéma »…

François Billaud

Un projet fou !
Un dispositif visuel de trois flux d’images mises bord à bord, comme un triptyque, en rapport de continuité ou de disjonction, composant un seul écran de format panoramique qui déborde le champ visuel moyen du spectateur.
Cinq parties découpées en une série de fragments, chaque partie dépassant les cinq heures environ de projection.
Une installation pensée pour accueillir les spectateurs et les accompagner dans cette polyvalence des perceptions.
Un lieu : Marseille et plus spécifiquement, une zone dans Marseille située sur la ligne de bus du 83 qui longe la côte de la cité phocéenne, une zone de frottement entre la ville, la mer et le ciel où François Billaud va revenir régulièrement recueillir ses images.

Une « oeuvre ouverte »
OEuvre ouverte donc parce que le spectateur a cette liberté donnée de cheminer à travers ce flux d’images et de créer ses propres connections, ouvrant ainsi des passages conscients ou inconscients au gré de ce qui lui est donné à voir.

Une aventure de l’involontaire
Cet homme à la caméra part en quête de visions. Son expérience est empirique et passe par une improvisation continuelle : elle joue du hasard des circonstances.

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Un triptique vidéo donc, et 5 grandes parties qui durent chacune de 5 à 6 h…, qu’est-ce que l’expérience du temps, de la durée, sinon cette perte, cette dissolution, et cette retrouvaille du fugace ?

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