12.07.17 – 17.07.17 Marcos Avila Forero, Atrato / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / /

à l’occasion du FIDMarseille
à HLM Marseille-expos 20 rue Saint-antoine 13002

vernissage mercredi 12 juillet à 18h
ouverture de 14h à 18h
du 12 au 15 juillet 2017
sur rendez vous les 16 et 17 juillet (tel 07 69 16 98 02)

Des riverains récupèrent leurs traditions et font du fleuve un instrument, une « violence accoutumée », qui se transforme en musique

L’Atrato est un fleuve, une autoroute qui traverse la forêt du Chocó en Colombie puis, dans ce contexte, l’une des principales artères du conflit armé dans ce pays. Cette œuvre est le résultat d’une action que l’artiste a menée dans cette zone, auprès d’un groupe de riverains d’origine afro-colombienne.

Soutenu par une équipe de chercheurs (anthropologues, ethnomusicologues et musiciens), il a proposé à plusieurs habitants de réaliser une action en plusieurs étapes :

– il leur a d’abord proposé de récupérer une de leurs anciennes coutumes, perdue aujourd’hui, consistant à frapper la surface du fleuve d’une façon particulière, afin de produire un son de basse qui pouvait retentir sur des distances relativement longues « c’était pour qu’on l’entende depuis le village ».
– ensuite, avec l’aide des maitres percussionnistes du village, ils ont travaillé à partir de ce son, afin de reproduire de la musique en s’inspirant des rythmes locaux.
– pour conclure l’artiste les a incité à réaliser, avec cette technique nouvelle, une composition qui puisse faire l’analogie avec les sons des explosions, des coups de rafale et d’impacts des balles qu’on entend souvent sur le fleuve, exprimant ainsi l’expérience de la « violence accoutumée » du conflit armé.

Ce projet a servi postérieurement comme expérience pilote dans un programme de récupération du patrimoine mené par des organismes gouvernementaux et indépendants locaux.


Ont soutenu le travail sur le terrain : Corporalotéca (Programme de recherche en anthropologie et ethnomusicologie de la Universidad Tecnologica del Chocó), ICEMA (Institución Comunitaria Etnoeducativa del Medio Atrato), Secretaria de Educación Departamental du Chocó.
Ont participé à l’action: famille Paneso, famille Cuesta Arriba, famille Cuesta Torres, famille Renteria, famille Perea Borges, famille Cuesta Romaña.

Direction : Marcos Avila Forero.
Image : Maria Melissa Vargas Ojeda, Daniel Avila Forero, Marcos Avila Forero.
Montage : Marcos Avila Forero.

Remerciements : Faustina CUESTA ROMAÑA “Doña Meya”, à toute sa famille et à son fils, Francisco ASPRILLA CUESTA, à l’équipe de missionnaires chrétiens de Quibdó, au père Marcial, à Eliana María FIGUEROA, à “Beto”.

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Atrato 2014 – Vidéo HD, 16/9, couleur, son, 13’52’’, édition de 5 + 2AP, version française et anglaise

Atrato récit 2014- Vidéo HD, 16/9, noir et blanc, muet, 5’32’’, édition 3 de 5 + 2 AP, version française

Les œuvres de Marcos Avila Forero sont immergées dans la réalité complexe et parfois violente de situations politiques et sociales qu’il restitue non pas comme un observateur impartial, mais en mêlant à son travail les éléments (matériaux, histoires, symboles) qui la constituent. Ses oeuvres portent ainsi l’empreinte d’une rencontre, d’un récit ou d’un parcours. Ce sont des micro-fictions faites de bric et de broc, qui cherchent moins à démontrer ou documenter qu’à confronter des temps et des lieux qui n’auraient pas dû se rencontrer.
Daria de Beauvais

Marcos Avila Forero est né en 1983 à Paris, il vit et travaille à Bogota et Paris. http://www.galeriedohyanglee.com/marcos-avila-forero

This post is also available in: ENG

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