on ne vit qu’une fois | des concertations

 

 

Il se peut que croire en cette vie, en ce monde soit devenu notre tâche la plus difficile, celle d’un mode d’existence à découvrir. Vincent Bonnet expose à marseille en images photographiques. À la compagnie, on ne vit qu’une fois : une série d’enregistrements photographiques négociés, prenant pour point de départ les pratiques d’économies informelles qui s’exposent à Belsunce. Et sur des vitrines de l’hypercentre ville, des concertations : des approches de l’image d’une ville, Marseille Provence Métropole, situé quelque part dans le cours mouvant, spéculatif, des choses et des sites.

 

ON NE VIT QU’UNE FOIS est accroché aux murs de la compagnie,

DU 2 FÉVRIER AU 3 MARS 2007
du mercredi au samedi de 15h00 à 19h00.
ouverture le 2 février à partir de 18h00



DES CONCERTATIONS est scotché sous forme d’affiches photographiques sur des vitrines de l’hypercentre de marseille

DU 31 JANVIER AU 28 FÉVRIER 2007


à L’odeur du temps, 35 rue Pavillon
à L’espace culture, 100 La Canebière
dans toute la station du métro Vieux-Port
sur deux des tours Labourdettes, 14, 16, 22 et 24 square Belsunce (site du Centre Bourse)



on ne vit qu’une fois est la résultat d’une étude visuelle menée en 2006, qui formalise quelques principes de la valeur d’exposition. Que rendent visibles hommes et femmes pour les autres ? Prenant pour point de départ les pratiques d’économies informelles qui s’exposent à Belsunce, sur les marchés Bernard du Bois et de la porte d’Aix, des images négociées enregistrent des objets exposés, en dévoilant les différents états qu’ils prennent, de leur production à leur consommation et destruction.
La valeur fait de chacun des produits du travail et du non-travail des signes. Cette étude visuelle cherche à exposer les sens de ces signes, à pénétrer cette œuvre sociale à laquelle l’humain contribue consciemment ou non.
Une question se pose, celle du désir de voir ce qui ne cesse de nous regarder et qui semble trop aller de soi : au « Tu veux regarder ? Et bien, vois cela » répond un « Cela a été enregistré ? Et bien, je dois le regarder ». Même et surtout quand « cela » est pénible, intolérable ou carrément invisible. Bref, il se peut que croire en cette vie, en ce monde soit devenu notre tâche la plus difficile, celle d’un mode d’existence à découvrir.

on ne vit qu’une fois est aussi le titre de la brochure qui accompagne cette exposition, numéro un de l’intraitable, revue de création de la compagnie,


des concertations : entre 2001 et 2004, un fond photographique se constitue autour d’un objet problématique : l’image d’une ville, Marseille Provence Métropole, située quelque part dans le cours mouvant, provisoire, spéculatif, imprévisible des choses et des sites, sans centre, ni identité.
Imagine donc un Etat, une ville, où les cartes identités seraient des cartes postales...
Dans cette approche, une expérience de l’image se tente, en allant directement sur le terrain, à pied, en marchant aux confins et aux limites, où la ville devient autre chose - théâtre des opérations, espaces en devenir, territoires de spéculation : des Baumettes au Tunnel des Treize Vents, des Trois Lucs à Belsunce, de Château-Gombert à La Pomme, d’Arenc à l’aéroport Marseille-Provence, du square de Narvik à l’avenue Arthur Rimbaud... Ces images se construisent entre nature morte et paysage, comme des sortes de géographies concrètes, où la photographie, si photographie il y a, est déjà prise, déjà tirée, dans l’intérieur même des choses et des sites, et pour tous les points de l’espace.

Pour plus de détails lire l’article les mains sur la ville


Ces expositions ont reçu le soutien du CAC Arts Visuels de la région PACA (aide à la création)

Documents sonores (paroles de l’artiste)
0- points de départ écouter
1- articulations avec des concertations écouter
2- quelques principes formels écouter
3- paroles et discours écouter
4- de la publication à l’exposition écouter