current exhibition 29.11.18-09.02.19 Once more, Gary Hurst et Valérie Horwitz

opening
29 th november  2018 ·  18:00

exhibition from 30 november 2018 to 9 february 2019
from wednesday to saturday  15.00-19.00 – free entrance

thanks to : CNC · Mécènes du Sud · Drac-PACA · Oph 93 Amicale des locataires La Muette · La cité de l’architecture de Paris · Département d’Anthropologie de Princeton University · João Biehl

After Tu, semper, an installation on AIDS by Yann Beauvais presented in 2004, Once More is the second exhibit put on by the company. It focuses on the languages ​​of sickness and broaches aesthetic, political and personal issues.

Sickness tends to be approached strictly from the clinical, medical angle, and to offset this the two artists in this new exhibit offer the patients’ point of view – Valérie Horwitz’s perspective is autobiographical, while Gary Hurst works from the texts written by a patient, Catarina Inês Gomes Moraes and anthropologist João Biehl.* Both artists deal with the complex combination of pain with sensuality in the images of bodies at odds with their own intimate selves, caught as they are between tenderness and violence, bearing the brunt of aggressions from their disease as well as from the system that is supposed to care for them but fails to, due to a combination of structural, economic and political circumstances.

Once more reaches the burning core of desire and touches on the enigma of its persistence.

 

* Gary Hurst was introduced to the story of Catarina by reading the classic book by João Bielh, founder of the anthropology of health,: Vita. Life in a Zone of Social Abandonment, University of California Press, 2005. His installation could be described as a screen rendition of two books (Bielh’s book and Catarina’s dictionary).

projections
1.12.18 à 19h
Fast Trip Long Drop de Gregg Bordowitz : Un des sommets du vidéoactivisme d’ActUp NewYork pendant la crise du sida.
L’Ordre de Jean-Daniel Pollet : De l’enfermement des lépreux sur une île à leur retour sur le continent avec l’arrivée du traitement : peut-être le début de la solitude. Un poème cinématographique bouleversant.

10.1.19 à 19h
Mitra de Jorge Leon (en sa présence) : Un opéra sur l’histoire de la célèbre psychanalyste iranienne internée contre son gré et pour des motifs qui s’avèrent d’abord politiques.

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Après Tu, sempre une installation sur le sida de yann beauvais présentée en 2004, Encore est la deuxième exposition de La compagnie qui porte directement sur les langages de la maladie avec des enjeux esthétiques, politiques et intimes.
Le point de vue sur la maladie est souvent confisqué par le milieu médical. Ici, les artistes font d’abord vivre le point de vue du malade, depuis une perspective autobiographique pour Valérie Horwitz, depuis les textes de Catarina Inês Gomes Moraes  via les documents et la recherche de l’anthropologue João Biehl pour Gary Hurst*. Tous deux réinjectent de la sensualité là où il y a de la douleur. Tous deux manient les images sur le fil de la lame de rasoir d’une intimité désaccordée. La douceur extrême coexiste avec une violence extérieure qui agresse le moi, qu’il s’agisse d’une maladie ou d’un faisceau de conjonctures et de déterminismes sociaux liés à un nouveau contexte économique et politique des dispositifs de soins.
Encore vient toucher en nous la fulgurance de ce qui anime ou détruit le désir, de ce qui le fait persister comme énigme.

* Gary Hurst a rencontré l’histoire de Catarina en lisant ce livre classique, fondateur de l’anthropologie de la santé, de João Bielh : Vita. Life in a Zone of Social Abandonment.,University of California Press, 2005. L’installation est d’une certaine façon un livre filmé.

This post is also available in: Français

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