[atelier] Filmer avec un drône - Benoît Labourdette

lundi 20, mardi 21 et mercredi 22 octobre 2014 ; 10h-12h, 14h-16h

 

 

Filmer avec un drone change singulièrement le regard sur le monde, et peut-être l’écriture cinématographique, dans les dimensions à la fois politique et sensible.

 

INFOS PRATIQUES
lundi 20, mardi 21 et mercredi 22 octobre 2014 ; 10h-12h, 14h-16h
Tarif conseillé : 30€ les 3 jours + 1€ d’adhésion

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Voir l’article publié par Benoît Labourdette sur son site qui fait le compte-rendu de cette expérience (Quelques unes des vidéos produites y sont diffusées)

Présentation par Benoît Labourdette
Pensées
Depuis peu, les drones équipés de caméras sont accessibles à tout public. C’est à dire que la caméra volante, auparavant réservée aux professionnels chevronnés ou à l’armée, devient « démocratique ». Cette caméra permet de produire des images vues du ciel, ainsi que des mouvements qu’aucune autre caméra ne pourrait faire.
Nous sommes, depuis quelques années usagers quotidiens d’images vues d’en haut, par la cartographie interactive qui nous accompagne (Google maps sur les téléphones et autres), nous proposant une expérience augmentée du monde. Par ailleurs, à l’intérieur des jeux vidéos ainsi que des mondes virtuels (Second Life, Minecraft...), nous manipulons une caméra volante, qui nous permet de voir l’action sous de multiples angles.
Cette caméra volante, le drone, existe maintenant dans le monde réel. Elle n’en est aujourd’hui qu’à sa préhistoire, mais elle est là. Est-ce qu’elle va nous amener à regarder la réalité autrement ? A regarder le monde réel comme on regarde les mondes virtuels ? Ce point de vue surhumain, désormais accessible, va-t-il nous inviter à de nouvelles formes de représentations, visuelles, mais aussi narratives, thématiques ? De nouveaux sujets de films vont-ils naître ?
Il s’agit, bien-sûr, de dépasser l’image aérienne anecdote, le beau paysage vu d’en haut, mais d’envisager l’image aérienne à toutes ses hauteurs. Ainsi que d’envisager la dimension politique de l’appropriation d’un type de point de vue auparavant interdit par les limites techniques. D’ailleurs, pour dire les choses de façon simpliste, la loi autorise à piloter des drones, mais pas des drones équipés de caméras !

Questions
De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes.

Déroulé
Chaque journée de l’atelier sera organisée selon le même programme :
Discussion collective. Paroles en commun autour des enjeux des images automatiques, des images de surveillance, de la violence de l’image, de l’interdit de regarder le monde d’en haut... lors de ces échanges, fondateurs du sens de la démarche, émergera la thématique de travail de la journée, inventée en commun.
La thématique choisie. Les thématique pourraient être, par exemple : "Le monde vu d’en haut", "Le regard soumis au vent", "Archéologie du paysage", "Vie privée ?", etc.
Découverte des possibilités de fabrication d’image avec drone. A partir d’un vol effectué par l’animateur, repris en vidéoprojection en grand écran, exploration, à partir des idées de chaque participant, des potentialités de création d’image que le drone offre : vue du dessus (type caméra de surveillance), vue d’en face (type travelling), mouvements, vitesses, inclinaisons, stabilité des images...
Déplacement au musée et définition du projet de film. Le groupe arrive au musée, et là une discussion, à partir du croisement de la viste, de la thématique et de l’imaginaire de chacun, pour définir le projet de film.
Tournage du film. Tournage, en commun, du film, avec des places différentes pour chacun en fonction de son intérêt, de ses compétences, de ses envies.
Montage du film. Retour à La Compagnie. Visionnage en commun des rushes tournés. Montage par décisions collectives, à partir du logiciel de montage visionné en vidéoprojection.
Visionnage du film. Visionnage du film terminé, et préparation de la façon de le présenter lors de la séance finale.

Présentation publique du processus de l’atelier le mercredi 22 octobre à 18h

Biographie Benoit Labourdette
Benoît Labourdette est cinéaste, expert dans le domaine des écritures et de la médiation numérique, fondateur du Festival Pocket Films.
Pour en savoir plus http://www.benoitlabourdette.com/


Voir en ligne : http://www.benoitlabourdette.com/