Un soulagement

 

 


Une installation sonore pour six hauts-parleurs, de Dominique Petitgand.
Du 26 février au 28 mars 2009, ouvert du mercredi au samedi de 15h à 19h.

Nocturne jeudi 26 mars jusqu’à 21h00.

 

Présentation de l’exposition

L’exposition donne à entendre 2 oeuvres sonores.

La première Quelqu’un par terre, est une installation pour 6 haut-parleurs, et se compose elle-même de 3 parties, liées secrètement entre elles.
Une première partie utilise les 4 haut-parleurs installés en plan incliné d’un bout à l’autre du premier espace, grand et résonant. Des sons brefs, entrecoupés de silences, éclats d’une chaise métallique violemment jetée au sol, se font entendre en échos et en rebonds d’un mur à l’autre.
Une deuxième partie diffuse, à partir d’un seul haut-parleur, une suite de voix en haut de la mezzanine, transformée, pour l’occasion, en espace protégé et feutré. Ces voix se dévoilent petit à petit au visiteur qui chemine dans l’espace en construisant son écoute. Lorsque les voix apparaissent, un récit se fait jour, des liens se révèlent.
Une troisième partie, enfin, cachée quelque part, fait entendre le son du vent, le vent qui passe sous les portes et fait chanter l’architecture.

La deuxième oeuvre, Un soulagement, est diffusée au casque dans la salle de projection. Elle donne son titre à l’exposition.

(dp)

Quelque mots d’introduction

A partir de la voix, de la parole, du silence, de bruits, de musiques, Dominique Petitgand construit des micro-univers qui oscillent entre le réel et l’imaginaire, entre le souci de raconter une histoire à partir de presque rien, et la notion de “gros-plan”, de “visage sonore”. Souvent, le silence scintille et grésille, la présence et l’absence se confondent, l’innocence se révèle dans une violence crue... Il diffuse ses pièces sonores lors de séances dans l’obscurité, sur CD ou sous forme d’installations.
Les installations récentes tendent de plus en plus à exacerber le supplément insupportable de la voix elle-même, avec des haut-parleurs tout bêtes, non modifiés, mais qui s’avèrent tantôt inhumains tantôt plus humains que nous, dans de grands espaces vides ou des petites chambres obscures. Sous l’apparence anodine d’un dispositif simple qui utilise des voix, des mots, des bruits familiers, on découvre un son dans le creux d’un son, une parole logée dans un bruit, ce qui suppose aussi la dimension logique et désarticulée de l’espace - c’est-à-dire ce niveau de l’immédiateté la plus directe, de la perception spontanée, en tant qu’il est toujours déjà secrètement et invisiblement texturé (perlaboré, dirait Freud) par la symbolisation. Dominique Petitgand, ne nous présente-t-il pas des sortes de chambres psychiques où rayonne la fêlure labyrinthique du moi ?





écouter l’émission de Xavier Thomas sur Radio Grenouille
écouter l’émission Bivouac sur Radio Grenouille
gb agency
ici d’ailleurs