Swing High, Swing Low. Laurent Fiévet

 

 

vernissage le jeudi 25 octobre 2012 à 18h
exposition du vendredi 26 octobre au samedi 22 décembre 2012
ouverture du jeudi au samedi de 15h à 19h
accueil de groupes sur rendez-vous

L’ installation vidéo de Laurent Fiévet Swing High, Swing Low fait jouer ensemble des montages élaborés à partir d’extraits de films où apparaît une balançoire.
De Dreyer à Spielberg, en passant par Varda, Téchiné, Ophuls ou Renoir... toute l’Histoire du cinéma oscille et vibre autrement par des jeux d’allers et retours au sein du défilement des images, touchant une enfance, une frénésie des désirs ou une critique des représentations.

 


Laurent Fiévet a retrouvé le motif cinématographique de la balançoire dans de nombreux films couvrant une large période de l’Histoire du cinéma, du début du siècle jusqu’aux années 2010. Dans ces films la présence de la balançoire joue un rôle emblématique, anecdotique, énigmatique.

La série Swing High Swing Low propose une relecture originale de ces images par les jeux de battements que cet objet permet d’introduire dans l’espace et dans le temps. C’est à la fois un motif présent dans les images et une figure : un mode de traitement temporel des images.


Si certains montages suivent étroitement la logique des mouvements de la balançoire pour l’amplifier, l’exacerber, d’autres préfèrent toutefois travailler à une restructuration plus importante des séquences pour engager une réflexion plus générale sur le lien à l’Autre où il est aussi bien question de désir, d’amour que de défiance, de folie, d’hystérie, de burlesque... Opérant sur certains montages des effets d’accélération et de ralenti, distendant parfois les extraits à la limite de la rupture, la série privilégie des jeux d’allers et retours au sein des films qui se manifestent tout autant dans le défilement des images que dans la manipulation de la bande sonore. Chaque montage suit sa logique propre en fonction de la situation narrative exposée et s’envisage comme une gamme d’interventions critiques, à la fois variée et contrastée.


Au-delà des analyses sur les codes de nos sociétés contemporaines dont ce balancier frénétique vient bouleverser les représentations, Swing High Swing Low entrelace la mémoire et l’oubli, questionne la dimension lacunaire du souvenir des œuvres et leur propension à se reconstruire dans notre imaginaire.


Ce qui se joue ici à travers un étourdissement qui traverse le temps du cinéma, c’est tout autant notre fixation qui fait retour sur des images connues à travers des répétitions, des inversions, que la résistance de nos souvenirs vis-à-vis des œuvres qui nous traversent et nous émeuvent.

De cette faculté des films à vivre et à se réinventer en nous, la balançoire retranscrit ainsi le mouvement, les oscillations, les tortillages fabuleux.

http://www.laurentfievet.com/fr/






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