Semaine Asymétrique

 

 

Initiée par FILM FLAMME, la Semaine asymétrique jette l’ancre pour un soir à la compagnie pour sa septième édition.
mercredi 24 novembre à 19h
en présence des réalisateurs

 

Initiée par Film flamme, la Semaine asymétrique aborde sa septième édition. Ce n’est pas un festival, parce qu’au-delà des titres à aligner dans un programme, il s’agit avant tout de faire se rencontrer des personnes, auteurs et publics mêlés ; ce n’est pas davantage une
rencontre annuelle car aucune rencontre n’est garantie à l’avance, y compris avec ceux qu’on aime. En ce sens, on peut parler de cinéma en travail, et le mot-même cinéma est à outrepasser pour tenter de rendre compte de ce dont il s’agit. Voir des films et en débattre,
certes. Mais aussi être ensemble dans le monde tel qu’il est, en déséquilibre permanent, en mouvement, en questionnement. Aussi, jeter l’ancre pour un soir à La Compagnie, à une portée de voile du Polygone étoilé, n’a rien d’un événement anodin pour nous. Le courant
pourrait nous entraîner loin de nos bases et tous nos calculs de longitude et latitude pourraient être à refaire.

De nombreux cinéastes sont depuis quelques années, présents sur d’autres scènes que celles des tournages. Plasticiens, Photographes, danseurs, chorégraphes, écrivains... ou salariés, un jour venus à l’écriture, à la danse contemporaine ou au HipHop, à toute forme
d’expression artistique se retrouvent aussi à jouer du son et de l’image.

Profitant (entre autres incitations, mais les cinéastes de l’équipe sont depuis toujours des chevaucheurs de frontières) de l’installation des chorégraphes et plasticiens de ExNihilo à La Compagnie, alors qu’ils font aussi "l’ouverture" de la Semaine Asymétrique, nous visiterons le geste découplé de l’homme protéiforme, non réduit à l’espace social maigre qui lui est imparti.

Les artistes "indisciplinés" font ainsi le malheur des compartimenteurs administratifs chargés de gérer "la culture", autant que les "amateurs" qui passent derrière la caméra ou se saisissent d’un stylo... Sans parler des chômeurs qui s’insèrent dans la vie avant de s’insérer
dans le travail.

Par là nous accompagnerons par la pensée, ou plus modestement nous constaterons publiquement, le bouleversement de l’académisme en crise dans le domaine du
cinéma... Et dans celui de la politique.

Fragments sur le colonialisme au pays natal
Collectif Killmeway. 2010, durée : 28’, mini dv

Colonie pour promeneurs au pays de l’habitat collectif de masse, le parc des Guilands s’étend au pied de la cité de la Noue (Bagnolet, 93) et surplombe Paris. S’y déploie une vision panoramique en triptyque, mode de représentation classique de la civilisation occidentale.
Le projet est d’apporter des corrections à cette organisation coloniale du monde, dans l’écoute de "Cahier d’un retour au pays natal" d’Aimé Césaire. Correction aux usages de ce parc, le projet y inscrit les pratiques du
skate, de la danse hip-hop et du judo, toutes pratiques ici alternatives et incongrues.
Correction à la représentation ordonnée et maîtrisée du monde, les images du film sont déchirées, l’espace est fragmenté.
Le projet nous a mené à abdiquer la maîtrise cinématographique en confiant une maîtrise du montage au hasard de la programmation d’un logiciel informatique.
Nous nous efforçons de faire des films ensemble, à plusieurs, à quelques
uns, des films des films qui ne soient pas l’oeuvre solitaire d’un auteur,des films dont la fabrication ne soit pas le fruit d’un travail spécialisé et hiérarchisé.
Faire des films ensemble pour voir ce qu’il y a dedans.
Partager notre commune présence.
Le collectif Killmeway

Le retour au pays de l’enfance
Avec Narriman Bougherara, Sieglide Last-Tripodi, Marie-Hélène Trevet
Durée : 100 minutes
Réalisation et montage : Claire Angelini
Production Finavril et Claire Angelini,
avec l’aimable participation
d’Atopic/ Christophe Gougeon, 2009

Le retour au pays de l’enfance filme le trajet de retour de trois femmes que la guerre a chassées du lieu de leur enfance, Marie-Hélène, Sieglinde et Narriman, française, allemande et algérienne, reviennent l’une à Barentin, l’autre à Stolp, la troisième à Sakiet Sidi Youssef. Comment l’histoire inscrit-elle ses traces dans un paysage ? D’où sommes-nous ?

Il n’y a plus d’amour
25 minutes, dv
Damien Cabanes

Sans titre / travail en cours
Cédric Delaunoy
Film de montage à partir d’improvisations dansées sur trois représentations de 50min

Belsunce Fragments
de Anne-Marie Lallement, (23’)