[Projections exceptionnelles] François Billaud - Fragments épars d’une intensité sur place - un essai documentaire en cinq parties

 

 

TROIS WEEKENDS EN PRÉSENCE DE L’ARTISTE, UNE DISCUSSION, ET LA SORTIE DE L’INTRAITABLE
pour voir les parties I, II et IV
(2 séances par weekend pour chaque partie)

Partie IV, fragments #147-#213 (durée : 9h avec pause)
samedi 14 mars (14h30-23h30)
dimanche 15 mars (11h-20h)

Il est possible de nous contacter pour des projections en semaine.
[Les parties III et V seront finalisées pour 2018]

Cet essai vidéographique sous forme de triptyque vidéo est un sorte de work in progress au fil du temps dans lequel s’entrecroisent le cinéma expérimental, le documentaire et la fiction.

Réalisation, montage : François Billaud
Création musicale : Pôm Bouvier B.
Production : Un temps fou

entrée libre
participation libre pour les restaurations
confort assuré pour la projection
jauge limitée à 25 personnes

 


« Les « fragments épars » sont le journal vidéo d’un voyageur presque invisible dans Marseille : moi-même « filmmaker » étant le seul personnage que je pouvais avoir sous la main à tout moment, nos deux vies ont fini par se confondre... ! Pour autant cela n’a rien d’autobiographique. C’est l’aventure d’un voyageur anonyme, abstrait et virtuel qui m’habite, me met en mouvement et en désir de cinéma. Cet homme à la caméra part en quête de visions dans la ville ; son expérience est empirique et passe par une improvisation continuelle. Dans sa passion du réel, le voyageur revient incessamment sur le même lieu, une zone de frottement entre la ville et la mer. Au sein de ce territoire perturbé par un chantier de construction, il trace un cheminement au fil du hasard et des rencontres, et se laisse progressivement ravir par l’énigmatique appel du temps qui maintient l’expérience ouverte, instable, dans une sorte d’éternel retour du présent... »

Cet essai vidéographique est une succession de fragments, sorte de work in progress au fil du temps dans lequel s’entrecroisent le cinéma expérimental, le documentaire et la fiction. Il se présente sous la forme d’un triptyque : trois flux vidéo, bord à bord, en rapport de continuité ou de disjonction, recomposent un écran de format panoramique qui nous immerge d’emblée dans une expérience de la vision. Puis le flux des images fait progressivement basculer l’expérience dans une interrogation sur le temps, dans la durée intime propre au corps, celui du personnage voyageur de ce film comme celui du spectateur que nous sommes, embarqués sur une ligne de devenir.

...Si « fragments épars » désigne ce journal vidéo, « intensité sur place » est alors notre propre expérience de spectateur immobile, faisant un voyage dans l’infinie multiplicité du réel, un voyage qui, par sa durée et le dispositif spatial de la séance, déborde le fait même d’ « aller au cinéma »...

François Billaud- septembre 2011

Sur Radio Grenouille : http://la-compagnie.org/http-www-radiogrenouille-com?var_mode=calcul