[Projection-rencontre] Habiba Djahnine présente ses films

Lundi 14 mars à 19h

 

 

Dans le cadre du workshop « Qu’est-ce qu’un espace blanc ? Figure de l’absent », organisé par le Réseau cinéma en écoles supérieures d’art, en partenariat avec le FID Marseille, autour de l’exposition Made in Algeria – Généalogie d’un territoire*

Soirée ouverte à tous publics - entrée libre

 

Ouverture du workshop par Habiba Djahnine et Zahia Rahmani en présence de Todd Shepard, suivie d’une projection de films et lecture de poèmes d’Habiba Djahnine. Elle présente son parcours de réalisatrice, son parcours et de son engagement pour le cinéma en Algérie pour lequel elle a reçu en 2012 le Prix Prince Claus.

Habiba Djahnine est cinéaste (Lettre à ma sœur 2006, Autrement citoyens 2009, Retours à la montagne 2010, Avant de franchir la ligne d’horizon 2011, Safia, Une histoire de femme 2011), féministe et militante politique. Elle est à l’initiative en Algérie, du Béjaïa Doc, un atelier de création de films documentaires. En 2012, elle a reçu le Prix Prince Claus pour son rôle dans la relance du cinéma algérien et pour « la création de documentaires sensibles, difficiles et perspicaces sur les réalités contemporaines  ». Écrivain et poète, elle vient de publier un nouveau recueil de poésies Fragments de la maison, aux éditions Bruno Doucey (2015). 

Zahia Rahmani est commissaire de l’exposition, Made in Algeria, généalogie d’un territoire. Elle dirige à l’Institut national d’histoire de l’art le programme de recherche « Arts et mondialisation ». De 1999 à 2002 elle a dirigé le Research Program, post-diplôme de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Elle est l’auteur d’une trilogie consacrée à des figures contemporaines "d’hommes bannis" publiée aux éditions Sabine Wespieser : Moze (2003, SW Poche 2016), « Musulman » roman (2005, SW Poche 2015) et, France récit d’une enfance (2006, Livre de Poche 2007), qui paraît en mai 2016 sous le titre, France, story of childhood, aux Yale University Press.

Todd Shepard, professeur à Johns Hopkins University (Baltimore), spécialiste de la France contemporaine et des études post-coloniales, en résidence à l’Iméra (Université Aix-Marseille).Il a publié chez Payot 1962. Comment l’indépendance algérienne a transformé la France et prépare actuellement deux ouvrages : La France, le sexe et les Arabes, 1962 à 1979 qui explore l’importance et la fonction des représentations de la « perversion » masculine dans les débats politiques français après 1962 et Affirmative Action and Empire qui porte sur un ensemble de programmes novateurs, mis en place par la République dans le contexte de la Guerre d’Algérie, visant à corriger les discriminations subies par les « musulmans d’Algérie ».

*Présentée au MuCEM jusqu’au 2 mai 2016, Made in Algeria, est la première exposition d’envergure consacrée à la représentation d’un territoire, Made in Algeria, montre comment l’invention cartographique a accompagné la conquête de l’Algérie et sa description. L’exposition réunit un ensemble de cartes, dessins, peintures, photographies, films et documents historiques d’une qualité rare. Sont aussi présentes dans l’exposition et en contrechamp de cette production européenne, des œuvres inédites d’artistes contemporains qui ont arpenté le territoire algérien.
/// Site du programme Made in Algeria : http://mia.hypotheses.org/


Voir en ligne : Workshop " Qu’est-ce qu’un espace blanc ? Figure de l’absent "