Présentation du projet FACE : FACE = Anne-Laure Sarazin + Romain Girard + FACE

 

 

mercredi 21 et jeudi 22 novembre 2012 à 19h
Les deux soirées ne présenteront pas les mêmes travaux, il est vivement conseillé de venir au deux.
entrée libre, repas en participation libre

 

FACE est une dynamique multipolaire initiée par deux poètes sur, avec, parmi et autour des langages, des langues, des voix, de la parole et du phénomène général de l’oralité tels qu’ils se manifestent et se meuvent dans le contexte spécifique contemporain (le terme de diversité pourrait ici être utilisé si son usage actuel ne l’avait pas perverti de son sens botanique originel qui en fait à la fois l’expression et la condition première du phénomène de la vie).

FACE, dans cette recherche, garde en tête un phénomène concret, absent de l’écriture mais présent en fantôme, une posture émouvante et indécrottable : celle de l’écoute de la langue étrangère. Alors ce phénomène devient une scène, une situation sonore, et là-dedans, les deux « bonhommes » n’ont pas d’autre choix que d’offrir leur misère, leur ridicule, leur côté « fleur-bleue ». Écouter une langue étrangère.

FACE est avant tout un laboratoire, il expérimente l’expérimentation-même : Écrire à deux. Ecrire au multiple, au particulier, à l’ambigüe. Écrire à l’intuition, au présent, avec et à l’encontre. Écrire sans mots, à 1000 voix, écrire tel-kel. Écrire l’oralité. Écrire. Choisir, délimiter, définir un champ parmi le multiple, entre les particuliers, en mutation, avec et à l’encontre de l’émotif, du banal, du mauvais goût, sur la brèche.

FACE part du pluriel, du divers, du multiple, s’attarde sur le particulier, le contextuel, le dominant, le raréfié, le minoritaire ou le tari pour s’ouvrir au divers, au pluriel et au multiple tant dans ses rendus, ses collaborations que ses définitions.

FACE : plongée à quatre mains dans une matière mouvante à la lisière du bien pensant ethnologique et du galvaudé politique (la frontière : son terroir). La confrontation de ses auteurs à cette matière-même, à cette démarche-même se pose dès lors comme objet en soi, c’est-à-dire écriture poétique.

Pour cette première présentation, nous (= Anne-Laure Sarazin + Romain Girard) aurons à rassembler les différents travaux qui ont vu le jour tout au long de nos réflexions (communes et individuelles) et à envisager leur formalisation en vue d’une restitution publique qui fige une dynamique tout en voulant rester à l’image de la dynamique.

Au cours de deux soirées d’ouverture seront donnés à voir des traces de nos pérégrinations passées, des pistes en cours (exposition) ainsi que des moments où notre présence, en actes, est directement impliquée (performance).

Et si nous ne parlions plus que de langue étrangère. Ce territoire de l’étrange.
Toute cette matière qui nous meut : la langue de l’étrange ? La matière à mouvoir : notre langue, étrangère.

FACE comme un observatoire des mouvances de l’étrange, dernières zones fertiles.

A-l.

Alors Face est un projet qui se propose comme une expérimentation de projet ;
et une fois que c’est dit, l’idée même de projet, de sujet perd d’importance
et la voilà qui flotte tranquillement au loin, et que se ramènent des formes,
_des questions qui ont une drôle de gueule (nouveauté ?!).
et aussi l’idée du « contemporain »... l’idée d’avoir arrêté ça...d’ôter (expérience) l’art contemporain...et de se donner dans la recherche (désespérée forcément) plutôt...du créateur contemporain...du bonom’ contemporain... de nos contemporains... c’est ça : montrer des bonom’ plus contemporains que l’art et plus que nous-mêmes...aussi...

Ro.

http://o-ppuresia.com/