L’assassin anglais, la phase Critique

 

 

Projection vidéo de la série de Denis Clarac, une fiction laboratoire et fantastique, le samedi 26 avril 2008, à 19h30.
 

 

Suite de L’assassin anglais, le programme aléatoire (11 épisodes de 8 minutes), L’assassin anglais, la phase critique est un film en forme de série de 3 épisodes de 26 minutes.

Jerry Cornélius est L’assassin anglais, on l’attend pour sauver le monde. Son petit frère psychotique le hait. Miss Brunner grande magicienne poursuit des plans mystérieux. Histoires qui s’entremêlent, s’entrecroisent, le pire des scénarios dans un monde aux lendemains qui déchantent, qui empirent. Film vampire, film de vampires où le temps ne passe pas, mais s’abolit, disparaît.

3 épisodes : Lovecraft Machine, L’autre apocalypse, L’état du monde


Quelques liens autour du film :

Bande annonce
Washing Machine
Do you know this monsieur
Le blog de la série

Notes sur L’assassin anglais saison 2

La 1ère saison, Le programme aléatoire, se cherchait à partir de règles de tournage, d’improvisations d’un mois sur l’autre, de la disponibilité des acteurs, de références à la bande dessinée et au
cinéma d’auteur, d’un scénario qui avançait sans savoir ou ça allait.
Ce premier film cherchait son objet et son sujet, vers le pire. Pire des scénarios dans un monde aux
lendemains qui déchantent, qui empirent. Film vampire, film de vampires. Incompréhension devant
la multiplicité des histoires - trop d’histoires : tricherie, duperie, simulation, perte d’identité, manipulation, meurtre, saturation de signes et symboles réversibles à l’infini, et une distance avec les
personnages réduits à leur stéréotype, et un certain goût pour la morbidité et la pourriture.
Prolifération de ces signes et symboles comme une longue maladie qui gagne du terrain sur un
corps organique que serait le film lui-même, maladie nécessaire et qui donne aussi sa raison de
vivre au corps malade ?

La 2ème saison, L’assassin anglais, la phase critique comporte 3 épisodes de 26 minutes. Le
film reprend les choses là où on les a laissées. Variations : il faut retrouver les personnages, l’atmosphère, ce qui donne son identité au film, et en même temps, ce n’est plus la grande découverte.
Variations sur les mains, la bouche, les lieux. Voir des paysages et des visages ? Voir la structure
ou la forme ?
C’est un film en train de se faire, il y est donc question d’architecture. Pourtant c’est un monde en
ruine, qui se désagrège comme les personnages, leurs personnalités, leurs motivations, leurs identités, leurs désirs... même le meurtre.
Et la temporalité est incertaine.

GENERIQUE

Production : Shock Corridor

Avec Philippe Hauer, Sandrine Rommel, Jean-Clair Bonnel, Frédéric Gillet, Bat-Sheva Papillon, Elie Baissat, Isabelle Garnier, Rochdy Laribi, Aurélie Roux, Martin Kamoun, Keltoum Lounis, Mygleen Lequeffrinec, Renaud Clarac, Florence Leromain, Yves Lemoing, Renaud Gerin, Franck Paco D’aloisio, Christophe Rannou, Jérôme D’Orso, Elsa Brion, Manon Lauriol, Lise Alary

Avec la participation de Marc Mercier, Ophélio Bouvier-Laribi, Leila Bonnel
 
Scénario : Renaud Clarac, Denis Clarac
 
Caméra : Frédéric Gillet, Denis Clarac, Boris Nicot
 
Mixage son : Renaud Clarac, Denis Clarac
 
Musique : GHOSTINTRUDER
 
Réalisation : Denis Clarac