J’AI UN SOUVENIR TRÈS VIOLENT DE L’INNOCENCE DES VACHES*

Présentation des ateliers de création menés tout au long de la saison 2015 - 2016

 

 

ouverture le samedi 10 septembre de 15h à 19h
visites du 10 au 17 septembre 2016 de 15h à 19h et sur rendez vous, entrée libre

 

Un immense merci à toutes les personnes qui ont participé et à toutes les associations partenaires :
CCO-Bernard du Bois, Contact Club, Afev, CIERES, Artmédia, Centre social Julien, Centre hospitalier Edouard Toulouse et CMP Pressensé et Belle de mai, Association Le pied nu.

Co(q)uille, Déborah Répetto-Andipatin & Guillaume Loiseau / Cut up & Polaroïds modifiés, Sara Millot / Mitsi couture, Elizabeth Saint-Jalmes & Mathilde Monfreux / Photocontact, Arina Essipowitsch / Impressions multiples, Grégory Le Lay / La petite fabrique de jeux vidéos, Pierre Corbinais & Nicolas Bole / La mesure du temps, Mafalda Da Camara / Toit et Moi, Séverine Mathieu & Aurore Plaussu.

À l’occasion du vernissage le samedi 10 septembre de 15h à 19h, artistes et participants partageront avec vous leurs expériences communes autour d’un petit goûter accompagné d’un thé : ce sera l’occasion de discussions, de projections, et d’une balade dans le quartier jusqu’au Contact Club de Velten où se trouve la fresque photographique réalisée par les jeunes avec Arina Essipowitsch

La compagnie propose des situations de création collective avec les habitants de Belsunce, enfants et adultes. Art, culture et lien social travaillent, avec une équipe constituée d’artistes, c’est-à-dire privilégiant un travail de reprise de ses perceptions, d’élaboration des représentations. En 2015-2016, La compagnie a ainsi continué l’articulation et l’ancrage de son projet dans Belsunce et le grand centre-ville, auprès des habitants et avec les structures associatives travaillant avec ces publics.

* Le titre de la proposition est de Marguerite Duras (Libération du 27 février 1992) :
Un jour, raconte Duras, elle gardait les vaches, « le plus beau souvenir de son enfance ». Le train est arrivé sans siffler. Il a tué une vache, la Brune. Elle parle dans son livre de cette peur, de cette vache. « J’ai encore dans la tête ses cris. J’ai un souvenir très violent de l’innocence des vaches, de la solitude de cet endroit. Ce sont de grands souvenirs parce que c’était avec la mort que j’étais une jeune vache, une jeune fille, qui n’a pas cessé d’appeler. C’est ça que ça veut dire, l’écriture ».
Cette histoire est comme un récit d’initiation, celui où Duras perd son innocence. Dans les ateliers de la compagnie, s’agit de retrouver notre innocence, ou de parler de la perte de notre innocence (Jean-Pierre Rehm, à propos de l’exposition Ventriloquies en cours à la compagnie parle de l’enfant qui est en nous comme d’un enfant que nous avons tué) ?