Il faut que tout soit rangé à un poil près dans un ordre fulminant.

vincent bonnet

 

 

Une immixtion* dans la campagne des élections municipales de mars 2008, par une exposition en nombre de deux images-affiches inédites, dans l’espace public de Marseille et d’ailleurs.
* Action de s’immiscer, de s’introduire indûment dans une situation.

 

DU 2 AU 23 MARS
collage-affichage quotidien sur les panneaux libre expression du centre-ville et de la périphérie de Marseille
&
installation sur les rideaux de fer et les devantures de :
la compagnie, lieu de création contemporaine 19 rue Francis de Pressensé 13001 Marseille
la librairie L’Odeur du Temps 35 rue Pavillon 13006 Marseille
et du Débouché resto et cave à vin 3 boulevard National 13001 Marseille
&
le samedi 8 mars, une intervention au Musée d’Art Contemporain de Marseille et aux alentours (quartier Bonneveine) de 10 h à 17 h

DANS L’ENTRE-DEUX TOURS
du 10 au 15 mars, mise en espace à la Galerie du tableau 37 rue Sylvabelle 13006 Marseille
vernissage le lundi 10 mars à 18 h 30
&
le 13 mars, affichage dans le village de Barjols (Var) en collaboration avec La Tannerie espaces d’explorations culturelles

A ce jour, des équipes prennent déjà le relais sur Grenoble, Ventabren et sur le Bassin de Séon et d’autres sont en cours de constitution.

Il faut que tout
soit rangé
à un poil près
dans un ordre
fulminant.

vincent bonnet participe à la campagne des élections municipales de mars 2008, sans être candidat et sans prendre le parti, d’un parti ou d’un autre.

Mais il prend le parti de l’image publique. Battre cette campagne avec son équipe d’afficheurs-colleurs, consiste à diffuser et exhiber, quotidiennement et en nombre, deux images inédites en concomitance avec les portraits officiels de la campagne.

Cette proposition donne à voir littéralement deux images du mot campagne : un portrait sans œil d’un candidat de la dernière présidentielle et une nature morte rustique au ras du sol. Elles remettent en scène, à travers des processus d’altération, des images déjà existantes et elles travaillent à une indistinction précise des figures et des fonds.

Cette diffusion d’affiches s’inscrit dans l’actualité. Elle est une réponse aux pratiques instituées d’occupation continue des espaces médiatiques. Cet acte cherche à produire dans l’espace publique une lecture critique, en deça des enjeux de pouvoir et des conflits d’intérêt.

Dans cette autre campagne, l’artiste ne veut ni tenir un discours, ni prendre position mais produire simplement un constat autant à lire qu’à voir : une description, aussi précise et objective que possible, des faits. Ces faits sont d’abord des images en situation.

Cette proposition pour l’espace public, fait partie d’un action plus large (recherche, production, ateliers de pratiques artistiques dans différents contextes sociaux-culturels...), sous-tendue par un questionnement sur l’efficacité des actes artistiques : La création, si elle veut être efficace, doit prendre les apparences de la publicité ou du tract. Il faut qu’elle soit conçue et vue par effraction...

Ces deux photographies sont imprimées en 1650 exemplaires sous forme d’affiches (offset couleur) de format 68x68 cm. Elles se déclinent aussi en 1650 affichettes (31x31 cm) et en 6600 flyers de communication (15x15 cm).

P.S. : un des points de départ de ce projet autour de l’image publique, a été une lecture du film de Marguerite Duras, Le camion :

Elle dit : c’est la nouvelle situation politique de l’homme.
Il demande :
Rapport à Dieu ?
Elle dit : oui :
Rapport au vide.
Regardez.

MERCI À :

La Tannerie (espace d’explorations culturelles)
Le débouché (cave à vin)
La galerie du Tableau
Le collectif Ici-Même (Grenoble)
La librairie L’Odeur du Temps
et tous ceux et celles qui rendent cette action possible

LA CAMPAGNE DÉCOLLE, LA COMPAGNIE COLLE
une émission radiophonique de Xavier Thomas sur Radio Grenouille