Gacha Empega & El Hillal

 

 

Deux "Suds", fortement imprégnés de tradition orale, profane ou religieuse, s’unissent ici. Tour à tour en arabe ou en provençal, leur chant invite à une véritable communion, sur scène comme avec le public.

 

JEUDI 19 JUIN 2003
à partir de 20 h - entrée libre

rencontre de répertoire traditionnel de Béni-Abbès (Sud ouest Algérien) et de Provence

El Hillal le croissant de lune
Merabti Moustefa : Chant, percussion, oud, violon, gumbri
Bella Mustapha : Chant, percussion, oud,
Touati Saïd : Chant, percussion, karkabou (castagnettes)
Douli A’Afid : Chant, percussion
Bella Nacer : Chant, percussion

Le groupe El Hillal est originaire de la région désertique du sud-ouest algérien, son registre s’inspire du style traditionnel de la région de Béni-Abbès : Saoura et Toat. Le groupe a été créé en 1978, mais ses membres se connaissent depuis toujours. La première venue en France de El Hillal date de 1989. Le groupe joue en Algérie lors de fêtes religieuses, (la fête du Mouloud, mariages, cérémonies) mais la majorité de ses concerts ont lieu à l’étranger.

Gacha Empega
" Les différentes cultures musicales qui coexistent à Marseille (qu’elles soient provençales, maghrébines ou italiennes, etc.) ne nous ont jamais laissés indifférents et nous les revendiquons toutes comme éléments d’inspiration à notre propre création"
Manu Théron - Gacha Empega

Utilisé par les maçons provençaux, Gacha Empega désigne celui qui travaille à la va-vite, qui se fout éperdument des règles de l’art. A cappella ou accompagné d’un bendir et tambourin , Gacha Empega propose une interprétation contemporaine rythmée et souvent joviale de chants provençaux issus pour la plupart de la fin du XIXe siècle

Rencontre
La rencontre des deux groupes a eu lieu en 1996 lors d’un concert de El Hillal au cours Julien. Les premières sessions de travail dans le désert algérien et dans les Cévennes ont permis de mettre en évidence à la fois la proximité et la complémentarité des répertoires : les polyphonies marseillaises pour Gacha Empega (accompagnées de bendir et tambourin) et le style monodique de El Hillal (à mi-chemin entre les musiques du moyen atlas marocain et le chant touareg) soutenu par des percussions (bendir, dendoun) et des instruments tels que violon ou luth. Les musiciens essaient d’intégrer, sans les neutraliser, toutes les influences en présence.