Far Far Far Away

 

 

conception et jeu : Marion Abeille, Geoffrey Coppini, Paulo Guerreiro
avec la participation de Lou Colombani
vidéo : Ismaël Castan
traduction : Jérôme Nunes
FFFA création KOMM’N’ACT 2009 Marseille dans le cadre des Rencontres//02, plateforme de jeunes artistes européens.
présentations publiques les 25 et 26 septembre 2008 à 20h00 (Gratuit sur réservation : 04 91 90 04 26)

 

Naissance d’un projet

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Far Far Away

Marion Abeille (plasticienne), Geoffrey Coppini (metteur en scène) et Paulo Guerreiro (danseur - performeur) ont fait partie de la programmation de ce qui était le festival //01 en novembre 2006 au théâtre A. Vitez (Aix).
Marion Abeille et Paulo Guerreiro présentaient l’installation-performance Peeping me. Geoffrey Coppini la pièce Gross.
De cette rencontre est né le désir de travailler ensemble et par là de profiter des résidences d’artistes mises en place par la structure
komm’n’act
Far Far Far Away est né de la rencontre sur le plateau de ces trois artistes autour de la thématique “Fusion et Contradiction du Corps Social”.

FFFA Poétique d’un quotidien désabusé

"j’ai mis l’accent sur le visible. Je voudrais aller vers des choses légèrement moins visibles en montrant comment la télévision peut, paradoxalement, cacher en montrant, en montrant autre chose que ce qu’il faudrait montrer si on faisait ce que l’on est censé faire, c’est-à-dire informer ; ou encore en montrant ce qu’il faut montrer, mais de telle manière qu’on ne le montre pas ou qu’on le rend insignifiant, ou en le construisant de telle manière qu’il prend un sens qui ne correspond pas du tout à la réalité."
Pierre Bourdieu Sur la télévision

Travailler de manière aiguisée, à trois, sans pour autant chercher à ce que l’autre devienne soi, ceci a été un des points de départ.
Dès le début, il nous est apparu essentiel et nécessaire de construire un objet artistique à partir de trois disciplines, et que chacun opère dans son art un déplacement. Ce changement crée une fragilité réelle qui vise à construire le squelette de ces figures.
L’axe de recherche s’oriente sur des codes qui paraissent au premier abord quotidien, l’enjeu étant de montrer un quotidien tout en déconstruisant ses images.
Le couple dans son salon, le prof de gym à domicile, sont les clichés dramaturgiques qui constituent la narration. Peu à peu, les trajectoires se désorientent, le corps se désaxe, les mouvements se précisent, ces clichés se craquellent pour laisser la place à des êtres nostalgiques d’un idéal.
Décrochage par moments et changement de plateau pour des vraies-fausses conférences sur notre thématique de travail : Fusion et Contradiction du Corps Social.
Explication hasardeuse, mise en relation approximative d’une théorie avec une réalité, FFFA cherche une mise en relief de codes tant artistiques que quotidiens et tente de s’éloigner d’une pièce qui critique. Le but n’est pas de donner à voir un sens mais de partir d’images universelles pour les déconstruire afin de donner une vision singulière d’un quotidien au spectateur.

blog artistes en résidence

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