Eloge du bruit, Pierre-Albert Castanet, Ignacio Uriarte, Delphine Reist, Cinthia Marcelle.

 

 

samedi 20 octobre 2012 à 18h

dans le cadre du Festival CHHHHHUT
une conférence proposée par le GRIM,
3 vidéos de la collection Laurent Fiévet proposées par la compagnie,

 

18h conférence

Éloge du bruit dans les musiques des XXème et XXIème siècles une conférence de Pierre-Albert Castanet
La conférence montrera les divers aspects parasitaires et bruiteux du matériau sonore depuis les expériences des futuristes italiens jusqu’à la noise japonaise d’aujourd’hui. Passant par les œuvres pour percussions seules ou les larsens de la noisy pop, l’intervention de Pierre-Albert Castanet parlera également des pionniers de la musique concrète ou des aficionados de l’avant-garde expérimentale...
Compositeur et performeur, Pierre-Albert Castanet est professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. A l’université de Rouen, il est professeur au département de musicologie et directeur du département des « Métiers de la Culture ». Parmi ses publications : Tout est bruit pour qui a peur - Pour une histoire sociale du son sale a reçu le Prix des Muses en 2000 et Quand le sonore cherche noise - Pour une philosophie du bruit a obtenu un coup de cœur de l’Académie Charles Cros, en 2009 (deux livres édités chez Michel de Maule à Paris). Son article « Pour une bruitologie performantielle » paru dans Le Performantiel noise (sous la dir. de S. Biset) - Bruxelles, revue (SIC), 2010 - a été remarqué par la critique internationale.

pause-buffet

20h projections de 3 films de la collection Laurent Fiévet

History of the Typewriter recited by Michael Wislow, Ignacio Uriarte,
2009 | Film HD | 20’52’’
L’œuvre :
Dans un premiers temps, ont été enregistrés les sons originaux de 62 machines à écrire de différentes époques, types et provenances géographiques.
Dans un second temps, l’acteur Michael Winslow a restitué une sélection de ces enregistrements par ordre chronologique pour effectuer une sorte de voyage dans le temps d’un siècle d’Histoire technologique, rendant par là-même hommage à la qualité sonore de cet objet emblématique et à sa présence formelle dans le cadre de nos bureaux.
L’artiste :
Ignacio Uriarte est né en 1972 à Krefeld en Allemagne où il a passé son enfance. De 1992 à 1995, il a étudié le commerce à Madrid et à Mannheim, puis travaillé pour différentes entreprises en Espagne et au Mexique comme Siemens, Canon, Interlub et Aligent Technologies.
Parallèlement à son travail administratif, il a étudié l’art audiovisuel au Centro de Artes Audiovisuales de Guadalajara, au Mexique, de 1999 à 2001. En novembre 2003, il a quitté son dernier poste à plein temps pour se consacrer à ce qu’il définit lui-même comme ‘office-art’ (‘l’art du bureau’). Depuis 2007, il vit et travaille à Berlin.
« Le film d’Ignacio Uriarte replonge avec humour et tendresse les spectateurs dans le mouvement d’une histoire collective. Riche d’implications, il interroge le rapport de l’homme à la machine à l’ère de grands bouleversements technologiques et la nature même du processus de création » Laurent Fiévet.
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Averse, de Delphine Reist
Installation vidéo | 2007 | 4ʼ30ʼʼ
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Sion (Suisse), 1970
Vit et travaille à Genève (Suisse)
Après avoir étudiée à l’école des Beaux-Arts de Genève, Delphine Reist s’engage dans de nombreux projets collectifs qui naissent des résidences et des voyages
qu’elle effectue à travers le monde. Déjà, elle se plaît à investir des lieux non institutionnels : usines désaffectées, centres commerciaux ou parkings. Elle détourne des objets du quotidien et met en scène leur caractère anthropomorphe dans des jeux de rôle souvent absurdes. Dans l’installation Caddies (2003), des caddies de supermarché tournent indéfiniment autour d’une flaque d’eau. Dans Baril (2002), un baril tourne sur lui-même et trace des trajectoires dans l’espace où il est exposé.
En 2007, elle présente Averse au Hammarby ArtPort (HAP) de Stockholm. Les néons du lieu de l’exposition tombent et se brisent au sol les uns après les autres. À la chute du dernier néon, la pièce se retrouve dans le noir. Ce procédé mécanique rappelle le phénomène naturel de la pluie. La vidéo qui documente cette installation tourne en boucle, les néons ne cessant de tomber avec obstination.

O Seculo, Cinthia Marcelle + Tiago Mata Machado
2011 | vídeo | 9’37’’
Dans une rue qui apparaît d’abord calme, sont jetés subitement des objets qui disséminent partout leurs couleurs et leurs bruits. C’est un immense élan qui éclate avec légèreté, qui frôle la folie de l’incessant, et qui se heurte dans son déchaînement à la violence de bombes lacrymogènes dont les fumées envahissent l’image. A une première révolte, une seconde répondra, en écho, de l’autre côté de l’image. Cette fiction d’objets rejoue donc les passions humaines avec ce qu’elles comportent, en ce siècle, de beauté et d’horreurs.