Des films qui traversent l’histoire ? "Les carabiniers" de Jean-Luc Godard

 

 

Une proposition de Muriel Modr
Dans le cadre du 3ème écran collectif
N&B, 76’, 1963

mercredi 13 mars 2013 à 19h
entrée libre

 

« Il y a une fois depuis longtemps une rencontre presque imprévue avec un film une œuvre et tout a fait corps, le spectateur regardeur l’auteur le réalisateur les acteurs la photo le son tout prend pour aller à un endroit unique sans limite dans le temps aussi chaque fois je le re regarde avec autant de force sur toute la pertinence des propositions dans sa création, c’est un film de JLG. »
Muriel Modr

Tournée en trois semaines avec un budget réduit, cette fable cynique est une analyse de l’aliénation idéologique fondée sur le désir de possession. C’est ainsi pour Godard l’occasion de régler ses comptes avec le genre héroïque des films de guerre.
Lors de la sortie du film, la critique se déchaîne : « baclé, pitoyable, mal éclairé, monté vaille que vaille... » tout y passe.
A cela Godard répond dans « Les Cahiers du cinéma », adoptant ainsi pour règle de conduite une pensée de Bertold Brecht : « le réalisme, ce n’est pas comment sont les choses vraies, mais comment sont vraiment les choses. »
Godard a voulu utiliser la caméra dans son plus simple appareil : un « hommage aux frères Lumière » en totale rupture avec les règles du cinéma traditionnel.