Bernard Heidsieck - POESIE ACTION

 

 

Du 26 septembre au 12 octobre 
2013, dans le cadre du Festival actoral
Du mercredi au samedi de 15h à 19h + dimanche 29 septembre
Vernissage le 25 septembre à partir de 18h avec une conférence d’Éric Mangion et des lectures de Stéphanie Pfister et Nicolas Richard
Entrée libre
Commissariat : Éric Mangion

 

L’exposition Poésie Action proposée à La compagnie dans le cadre du Festival actoral présente des œuvres sonores de Bernard Heidsieck, artiste majeur de la poésie contemporaine. Il s’agit donc d’écouter la voix de l’artiste, rendant sa présence la plus incarnée possible afin de restituer sa dimension corporelle et plastique, sa matérialité. Par ailleurs, l’exposition propose pour la première fois un ensemble de ses tapuscrits dévoilés telles des affiches murales regroupant les Poèmes-Partitions, les Biopsies et les Passe-Partout, trois des séries produites par Bernard Heidsieck. Tous ses tapuscrits sont publiés en ce mois de septembre 2013 par La Villa Arson et Les Presses du Réel dans un ouvrage exceptionnel (1084 pages).
Pour le vernissage, Eric Mangion, commissaire de l’exposition, proposera à 19h quelques éclairages inédits sur l’œuvre de l’inventeur de la poésie sonore au travers d’une conférence intitulée Bernard Heidsieck : Point de fixation visuelle.
Cette conférence sera suivie de lectures d’auteurs invités par Anne-James Chaton en lien avec Bernard Heidsieck : Stéphanie Pfister et Nicolas Richard.

Production : Villa Arson Nice // En partenariat avec : La compagnie, Diphtong Cie

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Photo : Bernard Heidsieck, 1968 - 1er Festival Fylkingen « Text-Sound Festival » à Stockholm, Musée d’Art Moderne. © Françoise Janicot - Mention obligatoire - ADAGP

Bernard Heidsieck
Au milieu des années 1950 Bernard Heidsieck décide de rompre avec la poésie écrite, pour la sortir hors du livre. À une poésie passive, il oppose une poésie active, « debout » selon sa propre expression. Il est l’un des créateurs, à partir de 1955, de la Poésie Sonore et, en 1962, de la Poésie Action. Il utilise dès 1959 le magnétophone comme moyen d’écriture et de retransmission complémentaire, ouvrant ses recherches à des champs d’expérimentation nouveaux.

Tout en restant attaché à la sémantique, il s’émancipe peu à peu des contraintes de la langue. Il en explore toutes les dimensions formelles que ce soit par la spatialisation du texte, dans les partitions qu’il écrit, ou par la présence de son corps dans l’espace. Le son revêt avec lui une dimension plastique, notamment grâce à sa diction exceptionnelle basée autant sur le souffle que sur une articulation parfaite ou sur les inflexions sans cesse renouvelées de sa voix.


Au fil des années, son écriture se réinvente pour mieux rendre compte de notre quotidien, de notre univers social, politique ou économique, au travers de ses principaux événements, comme dans son extrême banalité. Il développe en 1955 ses premiers Poèmes-Partitions. Puis, il ne cesse de travailler par séries avec les Biopsies entre 1966 et 1969 (au nombre de 13). De 1969 à 1980, ce sont les 29 Passe-Partout. De 1978 a 1986, il écrit Derviche/Le Robert composé de 26 poèmes sonores. Puis à partir de 1988, Respirations et brèves rencontres (60 poèmes produits à partir d’archives d’enregistrements de souffles d’artistes).