[ATELIER] MITSI | Elizabeth Saint Jalmes et Mathilde Monfreux

du 22 avril au 25 avril 2014

 

 

Elizabeth Saint Jalmes a créé un module organique-inorganique, le mitsi, forme amorphe en tissu remplie de mousse, dont les différentes variations sont utilisées lors de performances (avec Mathilde Monfreux souvent), d’ateliers, d’expositions.

 

"Mitsi" est un travail de couture, volumes en tissu Lycra dont les couleurs évoquent la peau, remplis de bourre d’ameublement polyester. 
Les formes ne sont ni tout a fait abstraites ni tout a fait figuratives. Elles évoquent l’enveloppe du corps, ses charnières et articulations, ses volumes internes et externes. 

choumailleries - Mitsi à la Compagnie from Elizabeth Saint-Jalmes on Vimeo.

Techniquement, les volumes Mitsi sont au service du corps pour lui proposer des passages et des possibles dans la relation au corps. Les volumes sont à appréhender comme un ensemble mais chacun se veut autonome, comme un individu faisant partie d’un tout. Mitsi est une matière qui créée la relation entre les personnes qui y jouent. Au sein du projet, prétexte à la rencontre, il me sert de vecteur de collaboration, de recherche.

C’est un projet qui se ramifie en installation plastique, photographique, vidéo, performance et ateliers avec des publics. 
( performances au théâtre de l’étoile du Nord à Paris, galerie Gabriel & Gabriel à Paris, La friche de la belle de mai à Marseille, Ateliers au CNDC chateauvallon, Regards et Mouvements à Pontempeyrat ;le projet Mitsi est soutenu jusqu’en 2013 à l’Hostellerie de l’Ance à Pontempeyrat par Regards & Mouvements.)

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Mitsi corps Biologique : 
Il joue des états d’un corps à la fois intérieur et extérieur, multiple, difforme.
Mitsi corps spatial : 
Mitsi est une épidémie spatiale, elle change de territoire, abolit les frontières
Mitsi se répand, s’étale. Il en est ainsi entre les corps et dans l’espace, elle est un siccatif entre le corps et l’espace qui l’entoure. 
Mitsi corps social : Mitsi est un herpès social
Mitsi est une critique du corps outil, il incarne de corps improductif, inutile, l’antihéros.
Le corps est libéré de la vue et de la vision que l’on a sur lui-même. Mitsi opère une déstructuration des constructions du corps ‘social’, du corps construit pour être présentable, du corps qui se tient face à l’autre, celui qui n’est pas éclaté, pas « psychotique ».
Mitsi n’a pas à être acceptable, il propose une autre organisation sociale en relation à l’autre.
Emancipé des contraintes de « séduction » dans le « costume » ou la matière, l’humain plongé dans le Mitsi jouit d’une nouvelle perception de son enveloppe et de la relation qu’il a avec l’extérieur.
Le volume amène une continuité entre moi et l’autre aussi via l’énergie molle qui est animée par un corps et reçue par l’autre. La matière conductrice, unificatrice, peut opérer un va et viens entre des corps « uns » à des corps « multiples » : c’est l’abcès thérapeutique du Mitsi.
Mitsi corps symbolique : Mitsi est une hernie mentale
Le travail questionne la nature du corps, ses limites, mais joue aussi sur le terrain de la norme, de la perception, créant une friction entre attraction et répulsion ( monstres doudous)
Mitsi est un corps incorporel - dé-corporéisé et re-corporéisé, ouvert et fermé qui touche des tabous et des espaces archaiques. 

Mitsi est la formalisation de ce qui est impossible à connaître, méconnu, le Corpus Anima, l’âme visible dans son impureté profonde. Elle est le grincement du moi. Elle matérialise l’état de la conscience de la condition humaine : peur du vide, du néant, conscience de la finitude, informité, difformité, métamorphose.
La chair, l’esprit, le religieux, le sacré, le profane, l’inconnu existent dans cette chair symbole qui devient le produit du fantasme de celui qui regarde.

Mitsi pose l’Imposture des statuts des choses : Comment dans chaque endroit nommé et défini, quelque soit le statut, je ne connais jamais tout à fait ce que je crois connaitre car au moment ou je l’analyse, son état est déjà en transformation. La seule chose que je puisse connaître est le fait même que cette chose, dans son essence même m’échappe absolument. Il s agit aussi de poser la question de la possibilité de la connaissance, et de ses conditions. » E.S.-J.

INFOS PRATIQUES :
Atelier du 22 au 25 avril 2014

Deux groupes par jour pendant 4 jours :
groupe 1 | 10h-12h | Tous public
groupe 2 | 14h-16h | Tous public
Il est possible de participer aux deux groupes.

Vendredi 25 avril à 17h : première restitution publique

Des prolongements publics sont déjà envisagés.

Frais d’inscription pour l’atelier : 40 euro (plus 1 euro d’adhesion) | tarif reduit : 20 euros (etudiants, demandeurs d’emploi, RSA,...)